Les Bourses européennes plongent pour ce lundi noir

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Lundi noir sur l'ensemble des Bourses européennes, plombées par les inquiétudes liées à la crise internationale du secteur bancaire. La plupart des indices ont brutalement creusé leurs pertes, abandonnant plus de 4%.

Les Bourses européennes se sont enfoncés aujourd'hui, secouées par la menace de faillites de leurs banques.

Outre Manche, la Bourse de Londres a abandonné 5,30% particulièrement plombée par les valeurs bancaires; les investisseurs semblant se demander quelle sera la prochaine banque à chuter. RBS a chuté dainsi de 12,98% à 181 pence, Lloyds TSB de p12,35% à 220 pence, HBOS de 16,84% 144 pence et Barclays de 9,14% à 333 pence. La banque britannique Bradford & Bingley a été nationalisée et démantelée lundi, ses meilleurs actifs étant cédés à Santander. B&B est devenue ainsi le quatrième établissement du pays à se retrouver le dos au mur depuis la crise du crédit, après Northern Rock, Alliance & Leicester et HBOS, qui va être achetée par Lloyds TSB.

A Amsterdam, l'indice AEX s'efface de près de 8,75% à la clôture, plombé par la chute de Fortis dont l'action perd 23,55%. Dans son sillage, la banque ING affiche 18,19% de baisse et l'assureur Aegon, près de 15%. L'action du bancassureur belgo-néerlandais Fortis, partiellement nationalisé par les trois pays du Benelux, est tombée à 3,96 euros, contre 5,18 euros à la clôture de vendredi.

Fort impact également du côté de la Bourse de Prague. Son indice phare enregistrant 5,38% de baisse. Parmi les titres attaqués, figurent ceux des banques tchèque Komercni Banka majoritairement détenue par Société Générale (-6,40%) et autrichienne Erste (-6,52%), propriétaire majoritaire de l'importante banque locale, Ceska Sporitelna.

La Bourse de Stockholm a reculé de 5%,73. Parmi les valeurs bancaires du pays, notons Swedbank dont le plongeon est de plus de 16%. La banque est considérée comme la plus exposée.

Avec 4,98% de chute, l'indice vedette S&P/MIB de Milan voit la cotation de plusieurs de ses valeurs suspendues, celles-ci franchissant les unes après les autres la limite de baisse. C'est le cas notamment pour le titre de la première banque italienne UniCredit.

En Norvège, la Bourse d'Oslo a atteint son plus bas niveau depuis 2005 avec un repli de près de 9%, sous l'effet conjugué de la crise financière et du recul du prix du baril. Son indice principal, l'Osebx est en effet dominé par les valeurs pétrolières et parapétrolières.

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