La dégringolade se poursuit sur les Bourses asiatiques

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Les Bourses d'Asie-Pacifique sont contaminées par la débandade de Wall Street mardi soir. Tokyo a chuté de 9,38%, le pire krach depuis le "lundi noir" de 1987.

 Les marchés asiatiques vivent une nouvelle journée sombre ce mercredi, totalement indifférents aux mesures annoncées par les autorités monétaires et les gouvernements pour tenter de reprendre le contrôle de la situation. Les Bourses d'Asie-Pacifique sont contaminées par la débandade de Wall Street, tombée mardi soir à son plus bas niveau depuis cinq ans après une dégringolade de 5,11% de l'indice Dow Jones et de 5,80% du Nasdaq. 

A Tokyo, l'indice Nikkei replonge sous le seuil psychologique des 10.000 points. Après avoir ouvert en baisse de 5%, la chute du Nikkei s'est accentuée avec une perte de près de 9,38% à la clôture soit le pire crash enregistré par le marché depuis le lundi noir de 1987 où il avait dévissé de près de 15%. Ce mercredi, l'indice Nikkei a terminé en baisse de 952,58 points (-9,38%) à 9.203,32 points. 

Tokyo avait déjà dévissé de 3,03% mardi et de 4,25% lundi. Il a fondu de 26% depuis le 1er septembre. La déconfiture atteint des proportions identiques ailleurs dans la région: Hong Kong perd 5,6%, Séoul 5,8%, Sydney 5%, Shanghai 2,25%, Singapour 6,61%, Taipei 3,37% et Manille 3,44%. Ailleurs, la Bourse de Jakarta a suspendu les cotations après une chute de plus de plus de 10% de son principale indice en milieu de matinée.

 

La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé mardi l'achat de billets de trésorerie, instruments financiers qui permettent aux entreprises de faire face à leurs besoins imprévus de liquidités, espérant ainsi empêcher la contagion de la crise du crédit à l'économie réelle. Mais cette annonce n'a eu aucun effet sur le moral des marchés. "Ce genre de mesure ne fonctionne plus. C'est comme d'insuffler du sang dans un coeur alors que les artères fuient de toutes parts", critique Hiroichi Nishi, courtier chez Nikko Cordial à Tokyo, prédisant que peu d'entreprises voudront vraiment vendre des billets de trésorerie à la Fed. "Même les entreprises en bonne santé sont en train de perdre des forces", déplore-t-il dans un déclaration rapportée par l'Agence France Presse (AFP). 

Par ailleurs, de sombres commentaires du président de la Fed, Ben Bernanke, sur la situation de l'économie américaine ont contribué à déprimer les investisseurs. "Les perspectives de croissance économique se sont dégradées", et "les risques pesant sur la croissance ont augmenté", a déclaré le patron de la Fed dans un discours prononcé devant l'Association for Business Economics.

Les banques centrales déploient tous leurs efforts pour éviter une panne du crédit et irriguer le marché interbancaire sur lequel les banques, plus méfiantes que jamais, ne se prêtent pratiquement plus d'argent. La Banque du Japon est ainsi intervenue mercredi pour la 16e journée ouvrable consécutive, injectant 1.500 milliards de yens (11 milliards d'euros) dans le marché.
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 6:13 :
Bonjour

Comme à son ordinaire Attali qui lit trop (radio semaine 39/2008) se trompe.
En substance : 'Ce n'est pas une faillite. Les capitalistes ont encaissé leurs plus values.' Erreur. La réalité est . Nous assistons à la faillite ? et non pas à une crise de confiance.
Crise de liquidités confirme encore Mme Lagarde, ce matin (RTL). Rétablir la confiance répète-t-elle. Quoi d'autres ?!
L'insignifiance règne au plus haut de l'État. En la matière, les Sieurs Guéant et Guaino incarnent le degré zéro de la compétence : leur déclaration « personne n'avait prévu la crise » relève du mensonge.
J'affirme que la crise se lit dans les colonnes de votre journal ? ainsi que celles des Echos ? depuis 2003... Les causes trouvent racines dans les solutions apportées à la crise de 1987. N'espérons pas de solution de la part du gouvernement et du président Sarkozy. leur diagnostic est erroné.
Les choses sont simples, déconcertantes de vérité : Dans le cadre d'une « chaîne » organisée, le banquier du dernier ressort est défaillant. Cela s'appelle "cavalerie": crime sanctionné par le Code pénal. Tout le reste est verbiage.
Je prends rendez-vous : la liquidation aura lieu. Elle pourrait inclure le secteur politique ! La crise n'est pas financière, que financière. Mais c'est un autre débat.

N'en déplaise à Guéant et autres fanfarons : la crise était prévue, prévisible et annoncée, y compris par GREENSPAN dans les colonnes de la presse économique ; et ce, bien avant l'élection présidentielle de 2008.
Pour ma part, j'en ai écrit le scénario en 1997. Nous ne sommes pas à la fin d'un cycle... Le monde libéral s'écrase contre son ego, comme en 1989 le bloc communiste s'est disloqué en se frottant au monde de la consommation ; une chute qui aura pris plus de trente années (..., 1956...).

Conseil aux raisonnables soucieux de préserver leur santé : Restez liquide. Attendez la fin du 1er trimestre/semestre 2009/ en tout état de cause - les bilans. Il n'est pas possible de faire confiance aux banques et aux intermédiaires qui, depuis août 2007, à échéance régulière, conseille d'acheter.

IL EST DES LIMITES À L'INCOMPÉTENCE. Cette fois-ci, nous assistons à la levée des garanties : la liquidation après la faillite. « Et puis c'est tout. » Ce que j'écrivais en juillet dernier. Voulez-vous ce texte communiqué à l'autre presse.

Kormy Patrick.

Lecteur de quatre quotidiens.

Paris le 8 octobre 2008 ? 8 H 15.

Kormy15repub89@yahoo.com

---------------- Salutations et audaces pour ceux qui veulent survivre-------------------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

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