L'Europe boursière toujours loin derrière les marchés américains

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Même si leur écart de performance se stabilise depuis le début de l'année, Wall Street pourrait encore creuser son avance.

La crise de la dette en zone euro a sans conteste incité, l'an passé, les investisseurs anglo-saxons à déserter les Bourses du Vieux Continent au profit de terres plus accueillantes, notamment outre-Atlantiques où les indicateurs conjoncturels ont écarté les craintes d'un scénario économique en « W ». Dès cet été, l'écart entre le S&P 500 et l'Euro Stoxx 50 a commencé à se creuser pour finalement atteindre 5,13 points de pourcentage en faveur de l'indice phare de Wall Street pour 2011.

Depuis le début de l'année, voire la semaine dernière, leur écart de performance semble toutefois se stabiliser, notamment à la faveur de la bonne orientation des marchés d'actions européennes, elle-même nourrie par la détente observée sur les taux des obligations souveraines du côté des pays périphériques. Dès lors, il serait tentant de penser que les bourses européennes sont bien parties pour refaire une partie de leur retard.

bourse refuge

Mais au-delà des apparences, la réalité est plus complexe et ne milite, a priori, pas en faveur d'un rattrapage de l'indice Euro Stoxx 50 sur son homologue américain. C'est en tout cas ce que pensent les équipes de Groupama AM. Selon elles, Wall Street pourrait même faire office de « Bourse refuge » cette année. Ils basent notamment leur argumentaire sur un différentiel de croissance de PIB de 180 points de base en faveur des États-Unis (+ 1,1 %) par rapport à la zone euro (- 0,7 %) en 2012. D'ailleurs, leurs prévisions boursières portent, dans le même temps, sur une progression de 13 % du S&P 500, à 1.420 points, contre des hausses respectives de seulement 8 % à 240 points et 6 % à 3.400 points pour le DJ Euro Stoxx et le CAC 40. Une tendance pour le moment confirmée par les derniers résultats, datés du 17 janvier, du sondage réalisé par BofA-Merrill Lynch auprès des 214 plus grands investisseurs institutionnels de la planète.

Ces derniers continueraient de renforcer leur positions sur les actions américaines tout en réduisant leur exposition aux Bourses japonaise et européenne.

Fabio Marquetty

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