La mauvaise passe des banques européennes

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Marc Fiorentino
Marc Fiorentino (Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...

Face à la politique monétaire ultra accommodante de la BCE, les banques européennes révisent tour à tour leurs ambitions pour 2019.

Des banques également écrasées par la réglementation et la concurrence des banques américaines.

BAISSE DES MARGES
L'univers des taux bas instauré par les banques centrales n'est pas vraiment une bonne nouvelle pour les banques commerciales.
Certes, grâce à la BCE, les banques ont accès à des crédits à bas coût, mais elles ne savent pas quoi faire avec cet argent.
Elles peuvent le placer, mais à taux zéro ou même négatifs.
Elles peuvent prendre des risques, mais elles sont, et c'est normal, limitées par la réglementation.
Elles peuvent le prêter à des entreprises ou des particuliers, mais les taux sont tellement bas que les marges ne compensent plus les coûts de mise en place du crédit.
En fait, une baisse des taux pour une banque commerciale, c'est un peu comme une baisse des cours du pétrole pour Total ou des prix de l'électricité pour EDF.

BAL DE MALADES
Le bal des publications bancaires en Europe a ressemblé à une ronde de patients à l'hôpital en pleine épidémie de grippe.
Unicredit a réduit son objectif de revenus pour 2019.
Commerzbank a abandonné la plupart de ses objectifs financiers à 2020 et estime que faire croître son bénéfice en 2019 est devenu « très ambitieux »
Les françaises Société Générale et Crédit Agricole ont publié des résultats en baisse et accentuent leur plan de réduction de coûts (et donc des effectifs).
Sans oublier la Deutsche Bank au bord de la faillite après avoir encaissé sa pire perte trimestrielle depuis 2015.
Et pendant ce temps-là, les banques américaines, comme Citigroup, Bank of America ou Goldman Sachs, affichent une forme étincelante.

LA DOMINATION DES BANQUES AMÉRICAINES
Quel...
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a écrit le 08/08/2019 à 14:32 :
"BAL DE MALADES"

Mentaux, désolé je n'ai pas pu m'empêcher tellement ils chouinent sans arrêt alors que seuls responsables de cette galère dans laquelle ils voguent d'un coup de rame ferme et décidé.

Tant que le consortium financier européen continuera a engraisser ses paradis fiscaux au détriment des ses banques légales et donc celles qui sont censées alimenter l'économie, je le répète parce que c'est la réalité, parce qu'on a libéré le secteur privé dans ce sens et non pas pour qu'il planque le pognon. Parce que ce nos financiers oublient c'est que si les établissements légaux tombent il va être bien plus difficile voir impossible de faire revenir l'argent des paradis fiscaux qui risque simplement et brutalement d'être annulé. Surprise ! :D

"De la guerre commerciale est...le Trésor américain. Selon le Wall Street Journal, l'administration a collecté 63 milliards de dollars de droits de douane sur les 12 derniers mois"

Le protectionnisme ça marche ! Et tandis qu'il faudrait l'utiliser en masse afin de générer une économie vertueuse d'un point de vue environnemental on continu à dire que c'est "mal", laissant encore une fois les américains se goinfrer et quand notre UERSS se réveillera, si elle se réveille c'est loin d'être gagné, il ne restera plus grand chose à grappiller. Nullité stratégique classique de l'empire prévu pour durer mille ans.

"EN FAIT NON"

Espérons que les médias de masse traiteront ce démenti de la même façon que l'annonce en fanfare de cet acte humaniste ! Aucune chance oui je le sais bien, cela va paraitre dans la gazette locale tirée à 10000 exemplaires et puis c'est tout...

"Il en faut pour oser s'attaquer à un géant comme Amazon"

En effet il faut en avoir maintenant s'ils sont sûrs de leur stratégie et de leurs ressources c'est aussi cette audace qui peut leur permettre de renverser la table.

"Le Brent perd encore 1.57 % à 57.80 $ le baril"

Pourquoi le GO est il à plus de 1.40 euro le litre svp ?

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