• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Business - La Tribune BordeauxImmobilier - La Tribune BordeauxIndustrie - La Tribune BordeauxAéronautique et défense - La Tribune BordeauxTourisme et loisirs - La Tribune BordeauxWeb TV - La Tribune BordeauxL’actu de la French Tech Bordeaux - La Tribune Bordeaux

L'entreprise familiale, cet univers impitoyable

Photo de Mikaël Lozano

Mikaël Lozano

Publié le 03 février 2016 à 09:01 - Mis à jour le 03 février 2016 à 13:57

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 4

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Oui, la gouvernance d'une entreprise familiale peut ressembler au plus tarabiscoté des épisodes de "Dallas". Et non, les risques psychosociaux ne doivent pas être occultés. Le point de vue d'un des spécialistes français du sujet, le professeur bordelais Gérard Hirigoyen, récent lauréat du prestigieux Prix Zerilli Marimo pour la direction de l'ouvrage "Entreprises familiales, défis et performance".

BIO. Le professeur Gérard Hirigoyen est directeur du Pôle universitaire de sciences de gestion et président honoraire de l'Université Montesquieu Bordeaux 4. Ses travaux de recherche portent sur la question des entreprises familiales. Il a reçu, fin 2015, le Prix Zerilli Marimo pour la direction du livre "Entreprises familiales, défis et performance" aux Editions Economica. Ce prix sous la Coupole à l'Institut de France par l'Académie des sciences morales et politiques récompense depuis 1984 le meilleur livre d'économie de l'année. Gérard Hirigoyen succède ainsi à des économistes prestigieux tels que Philippe Aghion, Gilbert Cette et Elie Cohen en 2014.

De nombreux observateurs relèvent que les entreprises familiales refusent souvent de se développer. Quelle est votre opinion ?
"Beaucoup souffrent effectivement du syndrome de Peter Pan et s'interdisent de grandir, car cela supposerait de changer. Elles gardent un côté très féodal, restent sur leurs terres. J'estime que l'entreprise familiale est une arène émotionnelle où les aspects psychosociaux posent des problèmes de gouvernance. La question de la performance économique de ces sociétés est bien connue. Mes travaux introduisent depuis de nombreuses années une approche comportementale et brisent l'image de l'homo economicus froid, à la croisée de deux mondes : celui des valeurs familiales et celui de la réalité entrepreneuriale. S'empilent la délicate gestion des fratries, des complexes de Caïn ou d'Electre... Certains conflits peuvent détruire l'entreprise car l'affect peut nuire. On embauche par exemple des membres de la famille, mais quid de leurs compétences ?"

Que préconisez-vous pour que la situation soit la plus saine possible ?
"Je conseille essentiellement la mise en place d'un organe de régulation de la famille, garant de la direction prise, ainsi que la rédaction d'une charte familiale, même si cette dernière n'a aucune valeur juridique.
Commençons par l'organe de régulation. Il me semble vital de faire appel à une personne extérieure chargée de composer le conseil de famille. Il devra résoudre un premier problème : quel est le périmètre exact de la famille ? D'un territoire à un autre, la donne change. Chez les Basques par exemple, pendant longtemps seuls les liens du sang ont compté, au détriment des "pièces rapportées". Les Espagnols ont la "familia política", d'autres en ont une conception très large, d'autres encore sont recomposées. Ne parlons même pas du Pacs, du mariage pour tous qui introduisent de nouvelles problématiques tant le couple de dirigeants est encore un concept très hétérosexuel."

Comment constituer ce conseil de famille ?
"Il me semble qu'il doit intégrer au moins un représentant de chaque "clan" après s'être renseigné sur les liens affectifs de chacun, au moins un représentant de chaque génération, au moins un membre qui travaille dans l'entreprise et un autre qui n'y travaille pas. Il n'y faut pas trop de monde, entre 10 et 15 personnes maximum. La règle d'or est de ne surtout pas confier la présidence au dirigeant de l'entreprise, pour faire en sorte que les conflits au sein de la société ne se transbordent pas vers le conseil de famille. Confier cette mission à un aïeul, pas le fondateur car il veut souvent rester aux affaires alors qu'il les a quittées, et si possible une femme car il est toujours plus difficile d'agresser ce profil, me semble pertinent. Le secrétariat de séance peut être confié à un membre de la jeune génération qui apprend le métier.
Attention toutefois : je ne dis pas qu'il faut éluder les conflits, ces derniers sont inhérents à toute organisation, et parfois il faut les créer pour régler des problèmes."

Pourquoi créer une charte familiale ?
"Elle doit décrire précisément les valeurs de la famille et celles de l'entreprise. Ce n'est pas anodin : beaucoup de sociétés familiales tirent parti de leur image. Le capital réputation, le capital ancienneté sont très importants et permettent de traverser le temps. Regardez le mal fait à la famille Spanghero lors du scandale du même nom (lié à de la viande de cheval au lieu du bœuf dans des plats cuisinés, NDRL). Il a fallu que Laurent Spanghero reprenne l'entreprise pour sauver sa réputation.
Cette charte a d'autres fonctions. Elle peut fixer les conditions de recrutement des membres de la famille. Chez les Mulliez (Auchan) ou chez Bonduelle, ce sujet est essentiel : chaque nouveau commence en bas de l'échelle et doit franchir les étapes avec succès. Elle peut régler les problèmes matrimoniaux potentiels, inscrire le nom du successeur. Souvent le chef d'entreprise se croit éternel. Mais combien de sociétés ont coulé juste après la mort subite de leur dirigeant ? Ce dernier est à la fois la force et le talon d'Achille. Du jour au lendemain, tout peut être remis en cause, les conflits peuvent se déchaîner.
Le dernier point est important : ce n'est pas tant le document final qui importe, que le processus qui a conduit à le rédiger."

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La question des générations reste aussi un incontournable. L'équilibre est délicat à trouver...
"Je pense qu'il ne faut pas hésiter, dans le cadre d'une transmission, à faire un saut générationnel, où à confier la direction à un cadre fidèle non issu de la famille. Ne pas se laisser étouffer par les anciennes générations, mais ne pas s'en faire des ennemis non plus. Les ex-dirigeants aiment l'odeur de leur entreprise, leurs murs, leurs employés. Au point d'être parfois "bordeline".

À lire également

  • Les clés de la performance des entreprises familiales
  • Une femme dirigeante ? Un tiers des entreprises familiales ne l'envisagent pas
  • "La transmission des entreprises familiales est un sujet majeur"

Faut-il réellement opposer entreprises familiales et non familiales ?
"Aujourd'hui ce qui nous crève, c'est la vision court-termiste et l'obsession de la création de valeur "actionnariale" rapidement, ce qui induit des comportements toujours prêts à basculer dans l'infidélité. Les entreprises familiales s'inscrivent dans un développement certes plus lent mais aussi plus durable, solide grâce à son actionnariat institutionnalisé. Et le conseil de famille, la charte familiale, doivent permettre de ne pas perdre de vue ces valeurs."

Mikaël Lozano

Sur le même sujet

  • 1

    L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat

  • 2

    Flying Whales : la future usine de dirigeables XXL reçoit un nouvel avis favorable

  • 3

    Everwatt liquidée : la plus grande toiture solaire urbaine de France cherche un repreneur

  • 4

    Métaux critiques : la raffinerie près de Bordeaux décrétée in extremis d'intérêt public majeur