LA TRIBUNE - Quel est votre rôle en tant que délégué régional de l'association France Hydrogène, qui vient de cartographier les projets à l'échelle nationale ?
BENOIT FOURNAUD, délégué de France Hydrogène en Nouvelle-Aquitaine - En région, le but est d'aider à fédérer les acteurs et les initiatives pour créer des écosystèmes d'envergure, et, pour y parvenir, nous allons commencer par un travail d'identification. Alors que la Nouvelle-Aquitaine a mis en place une feuille de route hydrogène et a donc affirmé ses ambitions en la matière, notre rôle va consister à accompagner cette feuille de route et à la mettre en relation avec la feuille de route nationale. Il s'agira d'animer, de mettre en relation, d'identifier les manques d'information et les besoins au niveau local pour les faire remonter au niveau national, mais nous ferons aussi remonter les forces de la région. Les échanges seront donc à double sens et localement, s'il y avait déjà une coordination qui se mettait en place en Nouvelle-Aquitaine, nous allons essayer de la renforcer. Notre délégation, composée de quatre adjoints présents à Pau, Biarritz, Limoges et Bordeaux (*), aura d'ailleurs la possibilité d'être présente sur tous les événements en lien avec l'hydrogène dans la région.
Pourquoi les territoires sont-ils au cœur du développement de l'hydrogène?
Dans la mesure où nous parlons d'hydrogène vert, produit par électrolyse à partir des énergies renouvelables, le transport par camion n'aurait aucun sens. Aujourd'hui, nous travaillons donc sur l'idée d'un point de production avec la possibilité de distribuer dans un rayon de 1.000 kilomètres autour. Nous ne serons pas sur le modèle de la raffinerie avec un produit qui est distribué dans tout le pays. L'idée est plutôt d'avoir des sources dans chaque territoire et ensuite d'interconnecter ces différentes sources. L'objectif est bien de produire localement. C'est en tout cas ce qu'il faut développer et cela avance.