La France dans le peloton de tête de la course mondiale à l'hydrogène
Julia Blancheton
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La France investit 7 milliards d'euros de soutien public d'ici 2030 dont 2 milliards d'ici 2022 dans l'hydrogène.
DR
Julia Blancheton
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La France investit 7 milliards d'euros de soutien public d'ici 2030 dont 2 milliards d'ici 2022 dans l'hydrogène.
DR
Enjeu crucial de la relance, l'hydrogène est présenté comme un axe majeur de la réindustrialisation française. Et pour cause, d'ici 2030, la filière - qui contribuerait à décarboner l'industrie et les transports lourds - pourrait générer plus de 100.000 emplois nouveaux ou convertis, estime le gouvernement. Pour cela, l'Etat mise gros : 7 milliards d'euros de soutien public d'ici 2030 dont 2 milliards d'ici 2022. Toutefois, l'hydrogène vert - produit à partir d'énergies renouvelables - ne fait pas rêver que la France, et la compétition à l'international s'annonce rude...
De l'autre côté du Rhin, Peter Altmaier, ministre fédéral (CDU) de l'Economie, n'a jamais caché son ambition. « Nous voulons devenir le leader mondial dans les technologies de l'hydrogène décarboné », a-t-il annoncé dès juin 2020 lors de la présentation de sa feuille de route sur l'hydrogène. L'Allemagne investira ainsi 9 milliards d'euros dans cette filière dont 7 milliards d'ici 2030 et 2 milliards d'ici 2040.
À lire également
Au sein de l'Europe, trois pays arrivent à se distinguer : l'Allemagne, la France et les Pays-Bas, selon l'observatoire de l'hydrogène de Sia Partners. « Ces trois pays ont des objectifs ambitieux en termes de production d'hydrogène renouvelable, et de son usage (mobilité et industrie). Ils bénéficient également d'importants investissements publics. Ils sont suivis par le Royaume-Uni, dont les ambitions sont légèrement en retrait en termes d'infrastructures de transport d'hydrogène », analyse Charlotte de Lorgeril du cabinet Sia Partners, sur la base d'une étude comparative des 12 pays européens les plus engagés dans l'hydrogène :

Julia Blancheton