Les dernières études le montrent : la crise a un impact bien réel sur la santé des salariés. Selon une étude de Malakoff Humanis publiée en octobre 2020, près de la moitié des salariés (45 %) déclaraient se sentir plus fatigués physiquement et psychologiquement. Dans le même temps, le taux de dépression nécessitant un accompagnement chez les salariés explose selon un sondage réalisé par OpinionWay en mars 2021. Il passe à 36 % (+15 points par rapport à décembre 2020) tandis que le nombre de dépressions sévères a doublé en un an.
Pour faire face à ces situations dans les entreprises, elle conseille de se mettre autour de la table pour fixer des règles communes, de s'assurer des conditions de travail de chacun, de communiquer, réajuster et maintenir le lien.
En pratique, beaucoup d'entreprises ont mis en place des cellules de soutien psychologique à l'occasion d'un premier confinement. C'est le cas, par exemple, d'In Extenso. Via une mise en relation téléphonique anonyme et gratuite, ce service propose aux salariés de bénéficier de conseils et d'écoute d'un tiers.
Cindy Dauvin, fondatrice en 2019 à Bordeaux de l'entreprise XXL Happyness, est toutefois dubitative. "Souvent, les salariés ne vont pas y faire appel d'eux-mêmes. Ils ont parfois un peu honte", témoigne-t-elle. Elle propose pour sa part de mettre en place de l'accompagnement et des actions QVT (qualité de vie au travail).