Vans et camping-cars : Scopema investit 12 millions d'euros dans une nouvelle usine
Corinne Mérigaud, à Limoges
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L'extension de l'usine de Scopema sur la zone d'activité des Garennes à Oradour-sur-Vayres (Haute-Vienne).
CM / La Tribune
Leader français de la fabrication de banquettes pour vans et camping-cars, Scopema se dote d'une nouvelle usine de 12.000 m2 pour faire face à un marché en forte croissance. Un investissement de 12 millions d'euros qui doit s'accompagner d'une quarantaine de recrutements.
Elle n'est pas encore terminée que Gilles Ribette se demande si, cette fois-ci, il a a vu assez grand ! Avec ses 12.000 m2, la nouvelle usine en construction du spécialiste des sièges et banquettes pour vans et camping-cars affiche pourtant de belles dimensions : 155 mètres de long sur 60 mètres de large. Sur son site historique de la zone d'activité des Garennes à Oradour-sur-Vayres (Haute-Vienne), le gérant de cette Scop (société coopérative et participative) créée en 1981, a vu grand pour faire face à une croissance rapide en investissant 12 millions.
A l'étude depuis 2018, ce projet lui permettra de passer à une production industrielle pour répondre à une forte demande.
"On va passer de 10 à 15 millions d'euros de chiffre d'affaires en un an", annonce à La Tribune Gilles Ribette. "Nous avions réalisé deux extensions de 2.800 m2 en 2015 et 2017 mais cela n'a pas suffi pour faire face aux commandes. Nous louons juste à côté 1.000 m2 pour le stockage des composants et des zones de stockage de 4.000 m2 chez deux transporteurs."
Lorsqu'il a pris la gérance en 2002, le chiffre d'affaires s'élevait à seulement 1,2 million d'euros.
L'entreprise évolue sur un marché en progression constante (lire encadré) en France mais aussi à l'international où elle réalise 80 % de ses ventes. Sans concurrent dans l'Hexagone, Scopema a même dû refuser des commandes, freinées dans son développement par des locaux devenus trop exigus. "Nous avons dû imposer des quotas de livraisons à nos plus gros clients et nous ne prenons pas de nouveaux clients jusqu'à juin 2022. Nous freinons des quatre fers sur les marchés américains et canadiens car nous ne pouvons produire plus", admet-il. Le carnet de commandes est plein jusqu'à fin 2022, certains veulent commander pour 2023.