Chez Dassault Aviation, les négociations salariales atterrissent malgré les blocages

Pierre Cheminade
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REGIS DUVIGNAU

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Grèves perlées, débrayages, blocages d'avions, barrages filtrants... Les perturbations initiées depuis le printemps 2021 chez Dassault Aviation par la CGT, particulièrement à Biarritz, ont pris de l'ampleur ces derniers jours dans le cadre des négociations salariales annuelles obligatoires (NAO). La CGT, 3e syndicat représenté avec 17 %, a été rejointe ponctuellement par la CFDT (2e syndicat avec 20 %). Si bien que le 9 décembre dernier, l'activité de sept des neuf sites de l'avionneur (Biarritz, Saint-Cloud, Seclin, Biard, Argonay, Martignas-sur-Jalle et Argenteuil) ont connu des blocages et que le mouvement persiste depuis. Un mouvement d'une telle ampleur est très rare chez Dassault Aviation, qui emploie 3.400 salariés en Nouvelle-Aquitaine à Biarritz, Mérignac, Martignas-sur-Jalle et Poitiers.
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"Les demandes des salariés, notamment les non cadres, d'un geste fort de la direction en matière salariale existaient avant mais le contrat de 80 Rafale vient s'ajouter à cela. Il y a eu zéro retard sur toutes les livraisons d'avions depuis le début de la pandémie et tous les salariés ont joué le jeu mais sans avoir de retombées", fait valoir auprès de La Tribune Anthony Dupuy, délégué syndical CGT sur le site de Mérignac, en Gironde, où travaillent plus de 2.000 personnes. La direction a néanmoins prévu une prime de 500 euros bruts pour la signature de ce contrat de 14 milliards d'euros qui garantit activité et visibilité jusqu'à 2030. Un geste jugé "insuffisant" par la CGT qui demande notamment une revalorisation de 200 euros nets mensuels pour tous les salariés de Dassault Aviation et un budget d'augmentation de 6 % de la masse salariale.
Pierre Cheminade