Erosion côtière : le BRGM renforce ses équipes en Nouvelle-Aquitaine

Pierre Cheminade

La côte basque figure parmi les 790 km de littoral en Nouvelle-Aquitaine, région particulièrement concernée par l'érosion côtière.
Yoni OTPB

Pierre Cheminade

La côte basque figure parmi les 790 km de littoral en Nouvelle-Aquitaine, région particulièrement concernée par l'érosion côtière.
Yoni OTPB
Depuis fin 2020, ils sont déjà une demi-douzaine à avoir quitté Orléans pour s'installer dans les locaux du BRGM (1) à Pessac. À terme, c'est au moins une vingtaine de chercheurs de l'unité "Risques côtiers et changement climatique" qui y seront réunis pour travailler sur ce sujet d'ampleur qui mobilise une centaine de personnes au total au sein du BRGM en métropole et en outre-mer. A Pessac, qui a vocation à devenir "un pôle d'excellence de niveau européen et international", selon Michèle Rousseau, la présidente du BRGM, l'accent sera mis sur le travail de modélisation.
Formellement, l'accord cadre, qui couvre une durée de trois ans, a été signé au conseil régional ce lundi 5 septembre par Michèle Rousseau et Alain Rousset, le président de la Région. "Je suis très heureuse de relocaliser notre outil de recherche sur le littoral en Nouvelle-Aquitaine qui nous paraît être une région en avance sur ce sujet avec des travaux de recherche et une mobilisation des élus, notamment avec le GIP Littoral [qui rassemble les collectivités locales et les services de l'Etat]", salue la présidente du BRGM.

Michèle Rousseau et Alain Rousset, lundi 5 septembre 2022, au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine (crédits : Quentin Salinier).
Et, alors que la Nouvelle-Aquitaine compte 790 km de côte, Alain Rousset partage sa satisfaction de voir les capacités locales de R&D monter en puissance :
Le conseil régional participe financièrement à l'installation des équipes du BRGM à Pessac et aux futurs investissements et travaux de thèse qui seront menés. Car au-delà de l'érosion littorale en elle-même, qui est déjà problématique, ce sont d'importants enjeux économiques, touristiques et d'aménagement du territoire qui s'imposent. "Sur tous les travaux que nous menons, la clef c'est le travail coopératif avec le GIP Littoral et les équipe des universités de Bordeaux, La Rochelle, Pau Pays de l'Adour et des autres organismes", conclut Eric David.
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(1) Le Bureau de recherches géologiques et minières est un établissement public placé sous la tutelle des ministères de l'Enseignement supérieur, de la Transition écologique et de l'Economie. Sa mission : gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol.
Pierre Cheminade