« L'opération capitalistique qui devait entraîner le transfert de 98,71 % du capital de Cheops ne sera pas menée à terme ». L'annonce sibylline de Cheops Technology est tombée cet été, enterrant ainsi le projet de cession, pourtant bien avancé, de l'ETI bordelaise aux fonds Aquiline Capital Partners et Eres. Le 22 décembre 2021, ces derniers signaient l'acquisition de cette entreprise spécialiste de l'hébergement de données, de la cybersécurité et des infrastructure qui vient de publier des résultats en hausse au terme de l'exercice 2021/2022. Basée à Canéjan, au sud de Bordeaux, l'entreprise était alors valorisée à 180 millions d'euros. Neuf mois plus tard, cette transaction n'est plus qu'une l'histoire ancienne, comme l'ont confirmé à La Tribune les deux parties. Comment en est-on arrivé là ?
« Cette décision est la conséquence d'un litige [...] né entre les associés de la société Gipsi, ancien actionnaire majoritaire de Cheops, et porte sur les conditions d'acquisition d'une partie des actions Cheops par la société Khephren. Celle-ci détient 80,58 % du capital et des droits de vote de Cheops », précise le communiqué du mois de juillet. Ce «
litige » est un conflit ancien et féroce entre les deux actionnaires historiques de Cheops : Nicolas Leroy-Fleuriot, l'actuel PDG de l'entreprise, et Didier Cazeaux, son associé jusqu'en 2018.