Ukraine, incendies, agriculture, immobilier : retour sur les dossiers marquants de 2022 (1/2)
La rédaction

La reprise de l'incendie de Landiras (Gironde), en août 2022.
Service communication-protocole SDIS 33
La rédaction

La reprise de l'incendie de Landiras (Gironde), en août 2022.
Service communication-protocole SDIS 33
Déclenchée le matin du 24 février, l'invasion russe de l'Ukraine a jeté son ombre sur toute l'année 2022. Passée la stupeur des entreprises concernées, la Nouvelle-Aquitaine n'est finalement que peu exposée directement sur le plan commercial à ce violent conflit sur le sol européen. Mais les secousses profondes sur le marché de l'énergie et les chaînes d'approvisionnement fragilisent un nombre croissant d'entreprises, petites et grandes, artisanales comme industrielles. Les coopératives agricoles, présentes en Ukraine, sont particulièrement exposées.
Au cours d'un été 2022 caniculaire, les feux de forêts ont durement marqué le département de la Gironde et ses paysages, détruisant plus de 32.000 hectares de forêts et de végétation. L'Etat a annoncé dans la foulée des moyens renforcés et un plan de reboisement.
Alors que le sujet de la souveraineté alimentaire est revenu sur le devant de la scène avec la guerre en Ukraine, l'agriculture a régulièrement fait la une de l'actualité cette année, notamment parce qu'elle traverse des crises inédites. Après plusieurs années de de développement dynamique, la filière de l'agriculture biologique fait face aujourd'hui à une crise de croissance marquée par une baisse inédite de la demande. De quoi anticiper un mouvement de déconversions si la tendance se poursuit.
Plus largement, c'est à un choc démographique sans précédent que l'agriculture régionale doit se préparer avec une double problématique de vieillissement des agriculteurs et de difficultés de transmission des exploitations. Une thématique explorée en profondeur au printemps dernier par La Tribune :
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La manifestation d'un millier de vignerons au cœur de Bordeaux le 6 décembre a témoigné à nouveau de l'ampleur du malaise dans le vignoble bordelais, mis sous pression sur tous ses marchés et miné par une surproduction qui tire les prix vers le bas. Et si un consensus se forme sur la nécessité d'arracher 10.000 hectares de vignes, l'équation financière de ce dispositif reste à construire.
Entre la frilosité des maires, les problèmes d'approvisionnement et les surcoûts de l'énergie et des matières premières, le logement neuf tire la langue dans la région, comme dans le reste du pays. Du côté de l'immobilier ancien, le marché n'est plus vraiment à la hausse mais n'est pas encore à la baisse. À Bordeaux, le label du bâtiment frugal bordelais doit entrer en 2023 dans une nouvelle phase après la démission de son créateur, Bernard Blanc.
Pour l'immobilier de luxe, l'heure n'est pas à la crise tant les tenants et aboutissants de ce marché sont particuliers. Décryptage et éclairage régional en trois épisodes publiés en juin dernier :
Connu et prisé des touristes de toute l'Europe, le littoral néo-aquitain est très vulnérable aux problématiques de l'érosion littorale. Illustrations en quatre volets publiés en août 2022 :
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