À l'inverse des bureaux qui ont signé en 2023 un millésime historique, le marché bordelai du logement neuf et du terrain à bâtir se porte mal, très mal même. « Effondrement », « chute », « forte baisse » : les qualificatifs se sont succédé ce mardi 7 mars pour décrire la situation lors de la présentation des chiffres annuels de l'Observatoire de l'immobilier du Sud-Ouest. En voici les principaux chiffres à retenir pour la métropole bordelaise et la Gironde.
C'est peut-être le chiffre le plus frappant : avec moins de 950 transactions l'an dernier à Bordeaux Métropole, les ventes de logement neuf se sont écroulées de -59 % sur un an et même de près de 80 % par rapport à 2019, dernière année faste avant la pandémie. « La tendance est similaire en Gironde où les ventes ont été divisées par deux en un an [-53 %, NDLR] retrouvant le niveau de la fin des années 2010 », complète Christophe Duportal, le président de l'Oiso. Faute d'acquéreurs solvables à cause de la flambée des taux de crédits immobiliers et avec la raréfaction des investisseurs qui sont deux fois moins nombreux que les années précédentes, le nombre de programmes neufs abandonnés ou reportés explose. C'est particulièrement marquant à Bordeaux Métropole avec 655 logements retirés, soit le triple de l'année 2022 et 90 % du total de Gironde. Dans le département, seul le Bassin d'Arcachon résiste encore avec un volume stable de transactions. Et la Gironde peut se consoler avec une dynamique de mises en chantier (-13 % sur un an) et de logements autorisés (-15 %) moins pire que la tendance nationale, respectivement de -22 % et -24 %.