« Gérard, casse-toi ! », « Lopez, Lopez, démission ! » Malgré la canicule, les Jeux olympiques et les vacances d'été, 200 cents supporters avec maillots, écharpes et drapeaux marine et blanc ont manifesté ce mardi devant le tribunal de commerce de Bordeaux. Ils réclamaient le départ de Gérard Lopez, le président et propriétaire des Girondins depuis 2021, qui a mené le club en Ligue 2 puis désormais en National 1 et, surtout, en redressement judiciaire ce mardi 30 juillet 2024. En plein effondrement sportif et financier, les Girondins, qui se trouvent en cessation de paiement, étaient venus solliciter ce placement redressement judiciaire pour éviter la liquidation pure et simple du club.
Gérard Lopez, qui reste aux manettes dans l'immédiat et assure avoir finalement réinvesti dans le club, espère avec ce redressement obtenir un maintien en National 1 pour sauver ce qui peut encore l'être. À savoir pas grand chose puisque le club est lourdement endetté, il n'est que locataire de son stade et de son centre d'entraînement et il vient de renoncer à son statut professionnel et à son centre de formation et donc, par ricochet, à la valeur de ses derniers joueurs. L'équipe féminine, bien que performante en première division, perd également son statut professionnel et subit les déboires qui ne sont pas de son fait. Un plan social semble maintenant inévitable : « Les emplois seront massivement ou totalement supprimés », regrette le CSE, qui représente les salariés du club (90 administratifs en plus des joueurs sous contrat).