Malgré d'ultimes tentatives d'appel et de conciliation cet été, c'est bien en National 2 et contre le Poitiers FC que les Girondins de Bordeaux débuteront leur saison 2024/2025 ce samedi 31 août à 17h. Placé en redressement judiciaire fin juillet, endetté à hauteur de 118 millions d'euros et rétrogradé dans la 4e division du football français, le club redémarre son projet sportif avec un nouvel effectif de 24 joueurs entrainés par Bruno Irles, venu d'Amiens, et l'ancien monégasque Dado Prso.
Mais ce premier match n'aura pas lieu au Matmut Atlantique, enceinte de 42.000 places qui accueillait jusque-là les Girondins, mais au stade Sainte-Germaine, un terrain situé au Bouscat et doté d'une tribune de seulement de 3.200 places. « Considérant les accords en vigueur rompus par la perte de son statut professionnel, SBA [l'exploitant du Matmut Atlantique, NDLR] refuse au club l'accès au stade en tant que club résident. Le FC Girondins de Bordeaux confirme au contraire qu'il reste le club résident de ce stade et conteste fermement la position de SBA », indique le club.
Il affirme regretter de devoir se rabattre sur le stade Sainte-Germaine dont « la capacité limitée et la configuration très ouverte » impose de tenir le match à huis-clos « dans un contexte encore conflictuel » entre deux groupes de supporters : les historiques Ultramarines et les nouveaux venus North Gate. Le choix de jouer à Sainte-Germaine, soutenu par la mairie de Bordeaux, suscite par ailleurs l'inquiétude du Stade Bordelais, le locataire historique de l'enceinte : « Cette cohabitation imposée, sans concertation préalable, pourrait avoir des conséquences néfastes sur notre capacité à poursuivre nos activités dans des conditions sereines et optimales, en sachant que les installations sont déjà saturées », écrit l'association qui compte 6.000 adhérents, une trentaine d'activités sportives et une soixantaine de sportifs de haut-niveau. Une colocation dans la durée ne manquera donc pas de causer des remous.