L'anti-gaspi gagne du terrain dans les enseignes non alimentaires
Gaëlle Ginibrière
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L'entreprise bordelaise Comerso valorise le réemploi des produits non alimentaires depuis une dizaine d'années.
Comerso
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L'entreprise bordelaise Comerso valorise le réemploi des produits non alimentaires depuis une dizaine d'années.
Comerso
Un cadre et des pots de peinture à moitié prix, un lot de carrelage dont le tarif a été divisé par près de cinq... Ce sont 150 produits remisés du magasin Leroy Merlin de Bordeaux que la plateforme en ligne Wasteal propose à la vente. La toute jeune entreprise bordelaise créée il y a un an se veut un débouché pour les invendus des magasins de bricolage. « Comme dans l'alimentaire, ces enseignes jettent beaucoup, quand nombre de ces « déchets » pourraient être valorisés. C'est sur ce constat qu'avec deux associés travaillant à Leroy Merlin, nous avons décidé de lancer Wasteal », indique Sylvain Galtier, cofondateur de l'entreprise.
Après l'ouverture de son offre auprès d'un site test de Leroy Merlin en septembre dernier, la start-up s'apprête à l'élargir aux invendus d'Unikalo, une enseigne spécialisée dans les peintures et revêtements de sols et murs. « Entre collections devenues obsolètes et emballages endommagés, les stocks d'invendus s'accumulent, ce qui prend de la place et coûte de l'argent. Et comme Unikalo affiche par ailleurs la volonté de réduire ses déchets, nous avons accueilli avec intérêt la solution de Wasteal », note Davy Idreira, en charge du projet Wasteal dans un magasin pilote de la métropole bordelaise. D'ici quelques semaines, un distributeur de meubles de salle de bain devrait leur emboîter le pas.
Pour les distributeurs, l'enjeu de la valorisation des invendus est de taille. Pour l'année 2019, l'Ademe évaluait à 4,3 milliards d'euros les invendus non alimentaires, dont un tiers partaient en recyclage ou étaient jetés. Depuis, la loi Agec (anti-gaspillage pour une économie circulaire) de février 2020 interdit aux entreprises leur destruction.
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Sur ce même créneau, la start-up bordelaise Geev, qui a lancé en 2016 une plateforme de dons entre particuliers, développe désormais son activité auprès de la grande distribution. Pour accompagner ce développement, elle a bouclé en début d'année une levée de fonds de 4,5 millions d'euros. « Deux types de services sont assurés auprès des enseignes : les accompagner à encourager leurs clients à donner leurs anciens produits jusque-là repris à la livraison, mais bien souvent jetés par les transporteurs et également revendre à petits prix des produits déstockés, à venir récupérer directement en magasin », explique Hakim Baka, cofondateur de Geev. Après avoir expérimenté le marché en Gironde, la société a ouvert des partenariats avec plusieurs enseignes de l'ameublement et du bricolage.
Gaëlle Ginibrière
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