En redressement judiciaire, les Girondins de Bordeaux autorisés à terminer la saison
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À la moitié de la saison de National 2, les Girondins de Bordeaux sont deuxième à cinq points du leader Saint-Malo. Ce qui était inespéré après une préparation et un début de saison particulièrement acrobatiques. Mais les efforts sportifs resteront vains si le club, placé en redressement judiciaire l'été dernier, ne règle pas ses profonds problèmes financiers. Ce mardi 21 janvier, ses dirigeants étaient, à nouveau, devant les juges du tribunal de commerce de Bordeaux pour une audience qui constituait un point d'étape important, après six premiers mois d'observation.
L'enjeu était de prouver que les Girondins de Bordeaux ont bien suffisamment de trésorerie pour assurer la continuité de leur activité alors que les dettes, estimées à 118 millions d'euros, sont actuellement gelées dans le cadre du redressement judiciaire. C'est chose faite puisque le tribunal a prolongé le redressement judiciaire jusqu'au 30 juillet, fixant un nouveau point d'étape au 18 mars prochain. « Nous sommes satisfaits », a commenté l'avocat Laurent Cotret à la sortie de l'audience, où il représentait le club avec le vice-président Arnaud De Carli et le directeur général, Arnaud Saint-André, en l'absence du président propriétaire Gérard Lopez.
« Le plan de redressement est à l'évidence, et c'est ce qui ressort de cette audience, la meilleure des solutions par rapport à un plan de cession, une liquidation judiciaire, c'est-à-dire une grosse rétrogradation, ou encore, le non-paiement des créanciers », a-t-il ajouté. Selon lui, « le sauvetage de ce club est un défi de tous les jours avec énormément de travail à faire dans les six prochains mois ».
Ces dernières semaines, le président propriétaire Gérard Lopez avait apporté un million d'euros sur le compte du club, qui a également reçu un deuxième versement anticipé du transfert du Géorgien Zuriko Davitashvili à Saint-Étienne (870.000 euros) ainsi que l'intéressement sur la traite annuelle (1,1 million d'euros) du transfert de Jules Koundé, formé aux Girondins, de Séville à Barcelone.
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Ces nouveaux fonds sont destinés à régler les indemnités de licenciement du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui dépasse le plafond de prise en charge par les AGS (régime de garantie des salaires) - il concerne 86 postes - et assurer les frais de fonctionnement du club jusqu'en fin de saison. Les Girondins ont désormais rendez-vous devant la DNCG fédérale le mardi 28 janvier prochain.
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(avec AFP)
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