C'était une première pour l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Fin 2024, la société bordelaise Azur Drones a fait voler ses drones automatisés de surveillance sur la zone aéroportuaire. « Ce fut un franc succès », réagit Sonia Marmouri, directrice des opérations de l'entreprise bordelaise. L'enjeu était d'abord réglementaire puisque le survol d'une zone aéroportuaire par des drones ne s'était jamais fait en France. « Nous avons été les premiers à obtenir une autorisation d'exploitation de la Direction de la sécurité de l'aviation civile. C'est en quelque sorte la phase un qui nous permet d'avoir l'ambition de répondre à Pandrone. Pour autant, il s'agit de deux projets distincts, portés par des interlocuteurs différents », insiste-t-elle.
Pandrone, c'est précisément le nom du programme bordelais sélectionné dans le cadre de l'appel à projets Défi « Transfert Robotique » du plan France 2030. Un projet d'écosystème élargi qui réunit 17 acteurs publics et privés : l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, la technopole Bordeaux Technowest, l'Université de Bordeaux ainsi que quatorze entreprises du territoire, parmi lesquelles figurent Azur Drones, Delfox, Optim.aize, Génération Robots ou encore Lynxdrone. L'enjeu ? Mettre au point une solution automatisée pour sécuriser des zones aéroportuaires et infrastructures critiques à l'aide de robots, terrestres et aériens.