Un choix de cœur et de raison. « Nous avons préféré un groupe familial industriel indien partageant nos valeurs et une véritable vision de long terme qu'un acteur français ou européen détenu par un fonds d'investissement », affirme Mikel Charritton, directeur général de Lauak. L'annonce du rachat de 51 % du capital de ce sous-traitant d'Airbus ou encore de Dassault par le conglomérat indien Wipro a fait l'annonce de la proverbiale bombe au Pays basque et au-delà. Mais le dirigeant du groupe familial créé par son père en 1975 à Hasparren persiste et signe.
« Les discussions ont été initiées il y a un peu plus d'un an : Wipro est venu nous voir et nous nous sommes rapidement entendus sur la vision et la valorisation, Wipro nous garantissant le développement de tous nos sites, y compris en France », détaille le dirigeant du groupe pesant quelque 200 millions d'euros de chiffre d'affaires et employant 1800 salariés dans dix usines, dont cinq dans l'Hexagone.
Ce n'est toutefois qu'une fraction de Wipro. Quasiment inconnu en France, ce conglomérat présent dans divers secteurs (informatique, services financiers, industrie, énergie, santé...) fait partie des mastodontes indiens aux côtés du sidérurgiste Tata Steel ou encore le chimiste Reliance. Si leur marché domestique est gigantesque -l'Inde est depuis 2023 le pays le plus peuplé au monde avec 1,46 milliard d'habitants d'après les Nations Unie, soit près de 20% de la population mondiale-, ils poussent leurs pions sur tous les continents.