« C'est la plus grande centrale photovoltaïque installée sur un bâtiment historique classé », relève tout sourire Pierre Hurmic, le maire écologiste de Bordeaux, perché, ce mardi 1er juillet, sur le toit de la base sous-marine, au nord de la ville. Sous un soleil caniculaire, il signe symboliquement le premier des 6 600 panneaux solaires qui recouvriront au printemps 2026 une partie de cette masse de béton emblématique construite par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est l'entreprise BoucL Energie, filiale du développeur Everwatt et du fonds Conquest, qui a été retenue l'an dernier pour mener ce défi technique et économique.
Moyennant quelques dizaines de milliers d'euros de redevance annuelle versée à la mairie, l'entreprise installera pour trente ans 13 000 m2 de panneaux photovoltaïques répartis sur 22 000 m2, soit environ la moitié de toiture totale. « Nous avons deux contraintes principales : ne pas porter atteinte à l'intégrité du bâtiment avec nos ombrières et que les panneaux ne soient pas visibles depuis le sol », précise Jérôme Owczarczak, directeur général de BoucL Energie.
Un tiers de la centrale sera déployé sur le toit classique et deux tiers sur les pare-bombes en béton, qui nécessiteront des ombrières spécifiques. Cette centrale appelée à produire 3,4 GWh (gigawattheures) d'électricité par an, soit la consommation annuelle de 770 foyers, représente un investissement compris en 5,5 et 5,9 millions d'euros.