Aéroport de Bordeaux : vers un accord politique local sur la navette Air France ?

Pierre Cheminade
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Aéroport Bordeaux-Mérignac

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Il n'a jamais été aussi facile de s'y garer ! Les 5.600 places de parking de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac restent pour la plupart désespérément libres en ce mois de septembre, avec des conséquences dramatiques pour des entreprises telles que Blue Valet. Il faut dire que la plateforme tourne à vide, ou presque, malgré le déconfinement, avec seulement une soixantaine de vols opérés par jour contre 230 rotations quotidiennes l'an dernier à la même période. Ce qui représente une chute effarante de l'activité de -73 % ! Résultat, après le record de 7,7 millions de passagers atteint en 2019, l'année 2020 devrait se conclure sous la barre des trois millions de voyageurs, soit un retour à la jauge de la fin des années 1990 et du début des années 2000.
Principale conséquence : l'exercice 2020 devrait accuser un résultat négatif évalué désormais entre -28 et -32 millions d'euros, soit une aggravation de la situation par rapport aux -15 millions d'euros estimés en juillet dernier. De quoi trancher avec les dix millions d'euros de résultat positif enregistrés l'an dernier. Dans ce contexte toujours plus inquiétant, le conseil de surveillance de l'aéroport, qui réunit les représentants de l'Etat, de la CCI Bordeaux Gironde, de la Région, du Département et de Bordeaux Métropole, Bordeaux et Mérignac, ont acté mi-septembre plusieurs décisions à l'unanimité.
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La première est le maintien du plan d'investissement de 169 millions d'euros voté fin 2019 pour moderniser et verdir l'aéroport bien que toute une partie soit désormais gelée. "Tous les investissements liés à l'environnement et à l'objectif d'aéroport zéro carbone en 2030 sont maintenus. En revanche, les réalisations du parking silo et du terminal Billy 3 seront décalées, tout comme le terminal de jonction", précise Patrick Séguin, le président de la CCI Bordeaux Gironde. Il s'agissait avant tout d'investissements capacitaires qui n'ont plus grand sens dans le contexte actuel. Ces nouvelles infrastructures sont donc gelées jusqu'à nouvel ordre. Parallèlement, comme indiqué en juillet, aucun dividende ne devrait être versé aux actionnaires pendant trois ans.
Pierre Cheminade