L'Oiso a déniché un marché immobilier super robuste : l'agglomération de La Rochelle
Jean-Philippe Déjean
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Vue du vieux port de La Rochelle
© Charles LIMA - Fotolia.com
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Vue du vieux port de La Rochelle
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Lors de son dernier point sur l'évolution du marché immobilier du 27 novembre l'Observatoire immobilier du Sud-Ouest (Oiso) s'est penché en détail sur les agglomérations de La Rochelle, du Pays basque et du sud des Landes, et de Pau. Trois marchés immobiliers dynamiques en Nouvelle-Aquitaine même si la Communauté d'agglomération de La Rochelle est sans conteste celui qui semble être en meilleure forme dans la région.
En ces temps de crise généralisée, l'évolution du marché du neuf prend dans la Communauté d'agglomération La Rochelle des allures de victoire, avec un recul des transactions qui, au cours des neuf premiers mois de 2020, n'a pas dépassé -4 % sur un an, avec 571 ventes ! L'élément le plus frappant est sans doute qu'au moment le plus fort de la crise provoquée par le confinement, au 2e trimestre 2020, le nombre de transactions immobilières dans le neuf n'y a reculé que de 2,2 % ! Avec 170 transactions au lieu de 174 au 2e trimestre 2019...
Sur les neuf premiers mois de 2020, la ville de La Rochelle capte à elle seule plus de 50 % des ventes enregistrées dans la communauté d'agglomération. Avec 10 mois de stock théorique la Communauté d'agglomération de La Rochelle n'est pas encore en crise de pénurie (elle se situe autour de six mois) mais témoigne du dynamisme du marché. Le stock théorique net est ainsi de 764 logements à l'offre au 1er trimestre 2020 contre 654 au 3e trimestre. Il avait beaucoup monté entre le 4e trimestre 2019 (549 logements) et le 1er trimestre 2020 (+39 %), ce qui a permis d'alimenter l'ensemble des ventes les mois suivants.
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Après un plus haut au-dessus de 4.400 €/m2 au 4e trimestre 2019, les prix de vente des logements neufs ont baissé jusqu'à toucher un plus bas à 3.900 €/m2 au 2e trimestre 2020, avant de remonter à 4.105 €/m2 au 3e trimestre. Dans le même temps les prix affichés à la vente ont touché un plus bas au 4e trimestre 2019, à un peu moins de 4.000 €/m2, avant d'atteindre un plus haut au-dessus de 4.700 €/m2 au 2e trimestre 2020, pour atterrir à 4.370 €/m2. L'Oiso conclut à une année 2020 positive grâce à la bonne alimentation du marché en début d'année et à l'attractivité de la communauté d'agglomération. Le risque identifié étant celui d'un manque d'approvisionnement du marché en nouveaux biens.
Jean-Philippe Déjean