« Nous ne sommes pas que des stations balnéaires ! » C'était, en somme, la teneur du discours des élus présents, à La Rochelle ce mercredi 12 juillet, qui pestent contre l'explosion des meublés de tourisme. À l'image des propos du maire Jean-François Fountaine, la coordination entre élus et nationaux avec les représentants professionnels veut changer de braquet. La proposition de loi finalisée en avril devait être présentée à l'Assemblée nationale lors de la semaine transpartisane en juin... mais a finalement été reportée sine die.
Les députés Annaïg Le Meur (Renaissance) et Julien Bayou (EELV), le maire de La Rochelle Jean-François Fountaine, le 1er adjoint du maire de Saint-Malo, Jean-Virgile Crance, accompagnés des représentants de l'
Union des métiers et des industries de l'hôtellerie
, Véronique Siegel et Eric Abihssira, n'entendent pas en rester là. Tous réclament qu'un texte puisse être examiné par le Parlement d'ici la fin de l'année. Car, sur fond de crise du bâtiment, de pénurie de logements pour les travailleurs et de concentration des meublés de tourisme dans les grandes villes, les territoires se retrouvent face à
« un phénomène exponentiel qui implique un besoin d'urgence. »« L'attractivité se traduit par une demande touristique forte et c'est une bonne nouvelle », tempère Jean-François Foutaine.
« Mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment de nos habitants et de ceux qui veulent habiter à La Rochelle », dans une ville, comme beaucoup d'autres, où
les prix de location d'un meublé de tourisme pour une semaine ont atteint ceux d'une location classique pour un mois. En plus des élus locaux, représentant notamment des cités côtières, les députés porteurs de la proposition de loi peuvent compter sur l'appui de l'Umih
pour mener leur lobbyisme.