Bordeaux Métropole : "les Ford" appellent le ministre Bruno Le Maire à la rescousse

Jean-Philippe Déjean

panorama
Agence Appa

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Le groupe Ford Motor Company, qui faisait jusqu'ici mine de s'intéresser à une éventuelle reprise de l'usine Ford Aquitaine Industries (FAI), à Blanquefort (Bordeaux Métropole), qui emploie 872 salariés et fabrique des boîtes de vitesses automatiques, vient brutalement de changer de ton et d'abattre ses cartes. Ford vient ainsi de lancer un ultimatum au groupe Punch, seul repreneur en lice pour FAI.
C'est Gerd Inden, nommé à la direction générale de l'usine giroindine en 2016, à l'époque où Ford annonçait encore de nouveaux investissements à Blanquefort d'ici 2019, qui a donné le détail aux responsables syndicaux de cette véritable mise en demeure adressée au groupe belge Punch, qui a déjà repris l'usine General Motors de Strasbourg. Le constructeur automobile américain, qui estime depuis qu'elle est connue que l'offre de reprise présentée par Punch est insuffisante, donne jusqu'au 23 novembre prochain au groupe belge pour présenter un business plan consolidé, promettant de faire connaître sa réponse au plus tard le 28 novembre.
Les syndicats, qui étaient réunis ce mercredi matin en intersyndicale, demandent à ce que Ford revoit ses délais et sont en contact avec la mairie de Blanquefort pour préparer une action mettant en avant l'énorme impact d'une éventuelle fermeture de l'usine pour le tissu économique et social local. Les discussions organisées dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) lancé par Ford entre salariés et direction s'achèveront le 18 décembre prochain. Après quoi le PSE sera validé, tout comme le scénario de la fermeture en septembre 2019.
Les syndicats attendent du gouvernement "qu'il tape du poing sur la table" pour bloquer cette tentative de coup de force de Ford, en revenant sur cette date du 23 novembre. Parce que Punch finalise une nouvelle offre.
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