Les écarts mondiaux de salaires vont largement décroître d'ici 2030

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Le cabinet de conseil PwC affirme que les écarts de salaire entre économies "émergentes" et économies "matures" vont se réduire d'ici 17 ans dans une étude qu'il publie ce samedi. En Chine, le salaire moyen augmenterait pour représenter plus de la moitié de celui de l'Espagne.

Voilà une nouvelle qui pourrait bien intéresser les chefs d'entreprises qui envisagent de délocaliser. Une étude réalisée par le cabinet de conseil PwC paru ce samedi évalue que les écarts de salaires entre pays émergents et matures vont se réduire de "manière significative" d'ici à 2030.

 

Une projection justifiée par le fait que les salaires moyens dans les pays émergents progresseraient fortement. Ainsi, les salaires moyens mensuels pourraient quadrupler en Inde, passant de 132 en 2011 à 616 dollars en 2030. Aux Philippines, ils pourraient tripler, de 169 à 581 dollars, selon PwC.

 

Des salaires indiens 8 fois inférieurs aux français en 2030 , contre 28 fois en 2013

 

Pendant ce temps, les salaires réels en France ( passant de 3.821 dollars à 5.022 en 2030), aux États-Unis (de 3.482 à 4.574 dollars) ou en Grande-Bretagne (de 3.433 à 4.665 dollars) devraient seulement croître "d'un tiers environ", affirme l'étude. Du coup, le rapport entre les salaires réels moyens en France et en Inde passerait de 28 fois supérieur à 8 fois. Entre les États-Unis et le Mexique, le rapport passerait de 7 à 4. En Chine, le salaire moyen augmenterait pour représenter plus de la moitié de celui de l'Espagne.

 

Conséquence, ces évolutions de rémunération pourrait bouleverser les délocalisations, estime le cabinet de conseil. "Les entreprises pourraient relocaliser certaines activités de production ou de services dans leur pays d'origine, comme ont déjà commencé à le faire certaines sociétés américaines, ou bien elles pourraient les transférer dans des pays à relativement plus bas coût". Autre scénario envisagé : "les entreprises pourraient se réimplanter dans des pays où les coûts sont initialement plus élevés, mais qui sont géographiquement plus proches, renforçant ainsi leur contrôle sur leur chaîne d'approvisionnement".

 

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Commentaires
a écrit le 30/09/2013 à 6:50 :
Nos politiques, en 2000, prédisaient le "retour à l'emploi" pour 2010, sur les bases d'une démographie favorable.
On nous fait maintenant miroiter une échéance pour 2030.
Ça ne leur coûte pas cher...
Il faut revenir aux valeurs qu'on a un peu vite enterrées ; Nationalisme (regardez de l'autre coté du Rhin, c'est toujours d'actualité de privilégier la nation), Solidarité (la vraie, pas le cirque actuel, avec toutes les sangsues qui nous assèchent par le haut -l'exemple...- et par le bas), Travail (remettre tout le monde au travail relève bien d'une volonté politique a un moment donné, si,si. Il y a des exemples), etc...
Notre pauvre pays est en pleine dérive. Plus de valeurs, et que des profiteurs qui ne pensent qu'a ponctionner la bête (dirigeants politiques, industriels...)
C'est comment qu'on freine ?
Réponse de le 01/01/2014 à 15:28 :
comment on freine ? , bonne question , quand la croissance sera revenue meme a 2,5% par an , les taux d'intérêts vont croitre de facto et contribuer a nous pencher sur notre budget en desequilibre , il faudra réduire alors les cadeaux et les emplois de placards sous la pression de la future croissance ..
a écrit le 28/09/2013 à 19:35 :
Se réimplanter dans le pays d'origine ne sera peut-être plus possible car rien n'assure que le consommateur local aura le pouvoir d'achat suffisant pour justifier la relocalisation. C'est déjà ce qui se passe en France aujourd'hui : la baisse du pouvoir d'achat pénalise les producteurs locaux qui finissent par faire faillite. L'analyse de l'article est donc biaisé.
Réponse de le 28/09/2013 à 21:50 :
La baisse du pouvoir d'achat n'empêche pas les gens d'acheter, ils ont plutôt trop pris l'habitude d'acheter à des prix ridiculement bas et ne veulent plus payer le vrai prix.
Réponse de le 30/09/2013 à 1:36 :
Ça n'existe pas le vrai prix, arrêtez votre propagande. Fabriqué en France ou local, c'est pas le vrai prix, c'est juste trop cher en général. Et le seul vrai prix et véritable, c'est le prix que les gens veulent payer, cher ou pas cher, c'est les clients qui décident suivant leurs moyens et envie. Alors stop avec ces mots banalisés "vrai prix"... pfff.
Réponse de le 30/09/2013 à 11:04 :
"Vrai Prix" votre post est ridiculement dénué de sens.. LE VRAI PRIX c'est un coût de production à sa juste valeur + une marge honnête pour payer ses frais fixes et salaires. Ce prix peut être divisé par 10 en pays Low Cost. Depuis quand c'est le consommateur qui fixe le prix !? vous imaginez ça vous ? j'en déduis que vous n'êtes ni dans le commerce, ni dans l'industrie..
a écrit le 28/09/2013 à 19:00 :
Excellent Cerise ! Complètement d'accord
a écrit le 28/09/2013 à 19:00 :
Excellent Cerise ! Complètement d'accord
a écrit le 28/09/2013 à 18:13 :
Le sujet est examiné ici du point de vue des chefs d'entreprises du secteur manufacturier à fort besoin de main d'oeuvre qui se posent des questions sur la prochaine localisation de leurs usines. Par contre, du point de vue des salariés, les questions se posent d'abord sous l'angle de l'emploi et du pouvoir d'achat. Par ailleurs, à l'horizon 2030, les évolutions technologiques pourraient modifier considérablement les paramètres et invalider les projections salariales de cette étude.
a écrit le 28/09/2013 à 16:25 :
Oui les écarts vont continuer à décroître cela s'appelle le nivellement par le bas. Peu importe, la population augmente donc les instigateurs créeront encore de l'argent des emprunts et des cotisations. Tout va dans le sens prévu. Pauvres européens moyens.

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