100 métiers d'avenir (1/10) : les spécialistes du traitement des mégadonnées

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Les professionnels de l'informatique en nuage (cloud computing) sont également de plus en plus prisés. Ces ingénieurs sont des spécialistes du stockage informatique d'applications et de données sur Internet (des serveurs distants situés dans de gigantesques centres de données), en plus ou même, à terme, à la place du stockage chez les particuliers ou dans les entreprises propriétaires et utilisatrices de ces données.
Les professionnels de l'informatique en nuage (cloud computing) sont également de plus en plus prisés. Ces ingénieurs sont des spécialistes du stockage informatique d'applications et de données sur Internet (des serveurs distants situés dans de gigantesques centres de données), en plus ou même, à terme, à la place du stockage chez les particuliers ou dans les entreprises propriétaires et utilisatrices de ces données. (Crédits : DR)
[Série 1/10] Disons le tout net : on se les arrache. Dans tous les secteurs - et plus particulièrement le Web, l'e-commerce, la banque et l'assurance -, les professionnels du traitement des mégadonnées sont considérés comme des perles rares, à dénicher à tout prix.

Capables de transformer les données (rapports internes d'incidents, profils des clients sur la Toile, commentaires sur les réseaux sociaux) en indicateurs, ces professionnels permettent aux entreprises de doper leur activité en décelant les attentes des consommateurs, d'optimiser leur logistique ou d'orienter des décisions stratégiques liées, par exemple, à la conquête de nouveaux marchés.

Deux métiers ont particulièrement le vent en poupe : les analystes en données (data analysts), qui collectent, structurent et gère les bases de données de l'entreprise, et les ingénieurs en données (data scientists). Si un débutant gagne en moyenne 36.000 euros brut par an, un professionnel confirmé peut espérer jusqu'à 120.000 euros par an. Selon le cabinet d'études Gartner, pas moins de 4,4 millions d'emplois liés au traitement des mégadonnées vont voir le jour dans le monde d'ici à 2015. Son chiffre d'affaires, en forte hausse, devrait avoisiner les 25 milliards de dollars en 2016, contre près de 9 milliards cette année, d'après le cabinet Transparency Market Research.

Résultat, depuis deux ans, de nombreuses formations d'ingénieurs en données ont vu le jour au sein des plus prestigieuses écoles de l'Hexagone, comme HEC, l'Essec, Telecom ParisTech ou Polytechnique. L'an dernier, l'École nationale supérieure de la statistique et de l'administration (Ensae) a lancé sa spécialisation « data science ».

Le succès est au rendez-vous, « puisque, aujourd'hui, 65 étudiants ont choisi cette voie, sur un total de 140 élèves pour le cycle ingénieur, précise Arnak Dalalyan, responsable de la spécialité. Les étudiants constatent notamment que ceux qui ont suivi cette voie n'ont aucune difficulté à trouver un travail. »

Pour préparer au mieux ses étudiants au monde professionnel, l'Ensae fait appel à des intervenants de tous les secteurs.

« Des spécialistes de l'assurance vont notamment leur expliquer comment le big data transforme leur activité. Avec la télématique et les données des conducteurs enregistrées par leurs voitures, on peut offrir des assurances plus personnalisées », détaille Arnak Dalalyan

Outre les professionnels du traitement des mégadonnées, les professionnels de l'informatique en nuage (cloud computing) sont également de plus en plus prisés. Ces ingénieurs sont des spécialistes du stockage informatique d'applications et de données sur Internet (des serveurs distants situés dans de gigantesques centres de données), en plus ou même, à terme, à la place du stockage chez les particuliers ou dans les entreprises propriétaires et utilisatrices de ces données.

En plus de son avantage en termes de sécurité, cette technologie devient stratégique pour les sociétés, puisqu'elle permet de travailler avec davantage de souplesse sur la Toile. Grâce à l'informatique en nuage, la gestion de la logistique s'est profondément améliorée ces dernières années chez les acteurs de l'e-commerce. Ainsi, selon le cabinet de recrutement Hays, les ingénieurs en cloud computing peuvent toucher jusqu'à 10.000 euros de plus par an que leurs homologues généralistes, dont le salaire annuel avoisine les 36.000 euros brut.

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Suivez notre série "100 métiers d'avenir" en dix épisodes qui présentent ces nouvelles professions. A lire demain: "Community manager, gestionnaire d'e-réputation" (2/10)

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Commentaires
a écrit le 25/01/2015 à 20:12 :
Dommage. Je suis en retraite.
Mais cela faisait bien dix années que cela n'intéressait personne. Surtout en France.
C'est d'ailleurs pour cela que google a pris tant de hauteur: les seuls qui savent traiter les données. La solution est pourtant connue depuis 45 ans. Seul google y croit. Non sans un succès certain.
a écrit le 23/12/2014 à 8:49 :
cherche, bac, bac+2 qui maitrise sas ( et catia), avec un doctorat en maths et un diplome d'ecole de commerce, ayant moins de 25 ans et 10 annees d'experience dans le domaine, parlant le poldomoldave, avec un tres bon sens du commerce et un excellent relationnel, pour un stage remunere ( 300 euros) de 6 mois renouvelable a paris
voila avec quoi on s'arrache les gens
( pour le reste ceux qui ont les competences sont partis depuis longtemps ou ont evite de venir en france)
salutations distinguees
a écrit le 22/12/2014 à 20:16 :
Sinon, en métier d'avenir, il y a aussi VRAI journaliste. Assange et d'autres lanceurs d'alerte ont commencé. Y'a plus qu'à.

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