100 métiers d'avenir (4/10) : imprimeur 3D, créateur d'environnement virtuel...

Pierre Manière

Pierre Manière
La révolution est déjà en marche. Selon une étude du cabinet Xerfi, le marché de l'impression 3D va croître de 20 % par an dans le monde et pèsera 8,5 milliards d'euros en 2020, contre 2,9 milliards en 2014. Réduction des coûts, fabrication sur mesure, légèreté et résistance des pièces...
Son usage se développe surtout dans l'aéronautique, le matériel médical pour la fabrication de prothèses auditives et dentaires ou encore dans l'automobile, l'architecture, le design ou le jouet. Les postes d'ingénieur 3D, de technicien de maintenance et support 3D ou de designer 3D sont de plus en plus demandés.
Flairant le bon filon, de nombreuses écoles d'ingénieurs ou d'informatique proposent un cursus 3D, accessible de bac+3 à bac+5. D'autres créent des formations courtes, à l'image de l'École nationale supérieure d'arts et métiers de Lille, qui propose d'acquérir les rudiments de l'impression 3D en quelques jours à tous les publics. À l'avenir, l'impression 3D pourrait aussi toucher M. Tout-le-monde. C'est le pari de Sylvain Huet, 42 ans. Ce développeur de logiciels de modélisation 3D a mis au point le 3D Slash, un logiciel de conception 3D grand public.
La 3D est également utilisée dans un autre métier, celui de créateur d'environnement virtuel. Ce scientifique utilise des algorithmes complexes et des logiciels de pointe pour créer des services de réalité augmentée. Plus pratique de vendre une maison ou de choisir une destination de vacances quand le client peut s'y plonger virtuellement... Sans compter que l'éclosion des Google Glass pourrait donner un coup de fouet à ce marché.
Enfin, avec 2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013 et plus de 5000 salariés dans 200 PME, le secteur du jeu vidéo connaît lui aussi une croissance prodigieuse en France depuis dix ans. Juste en Île-de-France, une quinzaine d'écoles privées spécialisées proposent des formations de game designer, modeleur-textureur 3D ou encore testeur de jeux vidéo.
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L'autre secteur porteur est celui de la robotique. L'utilisation de robots va se poursuivre dans l'industrie (robots agricoles, dans les usines ou dans les hôpitaux), mais aussi se populariser pour les particuliers. Le chiffre d'affaires du secteur est estimé à 100 milliards d'euros dans le monde en 2020, dont 33 % en Europe. Cette explosion va développer les métiers de technicien en automatismes ou technicien robotique (bac+2 à bac+3, spécialisation mécanique ou électrique), d'ingénieur support client (bac+2 à bac+5) pour l'assistance technique, de développeur logiciel (bac+3 à bac+5) ou encore d'ingénieur en robotique (bac+5), sans compter tous les métiers liés à la production, à la maintenance et aux bureaux d'études, accessibles de l'apprentissage à l'école d'ingénieurs.
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Suivez notre série "100 métiers d'avenir" en dix épisodes qui présentent ces nouvelles professions. A lire demain: "Développeur d'applications mobiles.." (5/10)
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>> PROGRAMME de notre série: "100 métiers d'avenir pour nos enfants"
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