100 métiers d'avenir (8/10) : manager de transition, consultants des risques psychosociaux, ...

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(Crédits : DR)
[Série 8/10] Depuis 2009 et le début de la « grande récession », les sociétés qui rencontrent des problèmes n'hésitent plus à faire appel à des professionnels d'un genre particulier.

À 58 ans, Pierre-Yves Bimont-Capocci compte parmi ces perles rares. Procter & Gamble, EuroDisney, Bertelsmann Music Group (BMG), cet ex-HEC affiche le CV étoffé du haut dirigeant qui a réussi. Mais, depuis douze ans, cet homme affable et diplomate est à son compte. Il est manager de transition au sein de l'association Amadeus-Dirigeants, dont il est le vice-président. Mandaté par les actionnaires ou dirigeants d'un grand groupe ou d'une grosse PME, il prend temporairement les commandes d'une de ses succursales, voire d'une branche spécifique.

Ses missions, qui durent en moyenne entre sept et huit mois, vont « du redressement d'urgence à la restructuration après une fusion-acquisition, en passant par les projets de développement, comme aider une entreprise traditionnelle à prendre le virage du numérique », explique Pierre-Yves Bimont-Capocci.

Il cite ainsi le cas de la filiale d'une « grande banque française », qui, pour étoffer son offre de services, « a racheté puis fusionné quatre sociétés » il y a quelques années. L'initiative s'est soldée par un échec. Puisque ces actifs étaient alors « intégrés » et « difficilement vendable », la direction a fait appel à ses services pour redresser la situation. Au terme de sa mission, il a réussi à revendre une de ces sociétés.

Quant aux trois autres, « elles ont fait l'objet de plans d'investissements ou de recentrages sur des relais de croissance » pour doper leur rentabilité.

Ce type d'expertise a évidemment un coût chez Amadeus-Dirigeants, les honoraires des managers de transition oscillent entre 1.000 et 2.000 euros par jour selon les missions.

Dans de nombreuses sociétés, la crise et ses restructurations sont à l'origine d'une multiplication des cas de surmenage et d'épuisement au travail. Selon le cabinet de prévention des risques professionnels Technologia, quelque 3 millions d'actifs présenteraient un risque de syndrome d'épuisement professionnel. Pour s'en prémunir, les entreprises font désormais appel à des professionnels du mal-être au travail. Fondée en 2006, AlterAlliance est une société de conseils en risques psychosociaux. Son patron, Bruno Lefebvre, compte parmi ses clients les cadors du CAC 40, des entreprises publiques ou des PME.

« On nous sollicite lorsqu'une crise survient dans l'entreprise, par exemple un burnout. Mais aussi dans un contexte de changement donnant lieu à une réorganisation du travail. »

Psychologue de formation et bon connaisseur de la réalité de l'entreprise, Bruno Lefebvre procède d'abord par un audit pour comprendre dans quelle mesure la gouvernance, le management et l'organisation du travail sont source de stress. Si tel est le cas, il distille ses conseils pour améliorer, entre autres, la manière dont on recrute et pilote les managers. En parallèle, il peut également proposer des séances d'accompagnement auprès des responsables présentant des risques psychosociaux.

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Suivez notre série "100 métiers d'avenir" en dix épisodes qui présentent ces nouvelles professions. A lire demain: "Professeur de Zumba, chasseur de têtes amoureuses,... " (9/10)

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Commentaires
a écrit le 01/01/2015 à 16:54 :
Ces 2 métiers sont encore méconnus mais deviendront cruciaux pour les enjeux de demain.

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