France : recul de l'emploi cadre, pour la première fois en cinq ans

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Toutes les fonctions sont touchées, à l'exception de la recherche-développement. Notamment l'informatique, qui a tiré l'emploi cadre depuis le début du siècle.

Pour la première fois en cinq ans, c'est un recul qu'enregistre l'indicateur mensuel des offres d'emplois cadre de l'Apec, publié ce mercredi matin (et dont le communiqué est consultable en cliquant ici). La chute est même exceptionnelle par son ampleur : - 12% en novembre 2008 par rapport à novembre 2007. Cet indicateur analyse les offres confiées à l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), soit plus de 80% du marché total des offres cadres. Cette chute fait suite à des chiffres mitigés publiés le mois précédent. En octobre 2008, l'Apec notait l'essoufflement de l'emploi cadre avec une progression de 16%, après des mois de croissance supérieure à 35%.

Cette baisse enregistrée en novembre 2008 est un signal fort de l'aggravation de la situation de l'économie réelle en France. Signe que la situation tourne au vinaigre, ce n'est plus seulement l'emploi ouvrier voire technicien qui est frappé - pour ces populations, la tendance étaient continue depuis des années engendrée par les délocalisations - c'est l'emploi cadre, celui des productions à matière grise.

"La plupart des fonctions sont touchées par ce recul mensuel, à l'exception de la fonction Recherche, développement, troisième recruteur, qui maintient une hausse de 10% du volume des offres publiées par rapport à novembre 2007", note l'Apec. L'informatique, soit un tiers de l'ensemble des offres, enregistre un recul de 14%. C'est une vraie difficulté tant cette fonction a tiré l'ensemble du marché cadre depuis le début du siècle. De la même manière, la chute brutale du nombre d'offres dans la fonction marketing, deuxième recruteur, est inquiétante.

"La France était jusqu'à présent épargnée par la chute des offres d'emploi cadre. Mais tous les pays sont touchés, depuis plusieurs mois aux Etats-Unis, plus récemment en Europe", indique Serge Lamielle, président du directoire de Neuman International, un important cabinet de chasse de tête mondial. Cependant, les statistiques publiées par l'Apec dans son étude qui remontent à 2003 montrent que le niveau des offres s'établit encore à un niveau particulièrement élevé. Depuis une base 100 en janvier 2003, l'indicateur atteint un peu plus de 300 en novembre 2008.

"Dans cet environnement dégradé, les entreprises continuent à recruter fortement, notamment en raison du départ à la retraite des générations nées dans les années 1945-1950", remarque Serge Lamielle. Les "chats" emplois organisés par latribune.fr (et accessibles en cliquant ici) montrent que les grandes entreprises de tout secteurs recherchent encore et toujours des talents.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Quoi les gens en France entre 58 et 63 ans partent déjà à la retraite ???? En Suisse et en Allemagne on commence à y penser à 65 ans
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
que bibi68 arrête de dire des bêtises
en FRANCE le "gens" ne partent pas à la retraite entre 58 et 63 ans mais AU CHOMAGE dans la grande majorité des cas....
j'en sais quelquechose ayant été licencié à 60,5 ans alors que je DOIS travailler pendant encore 2 ans pour avoir mes 40 années de cotisations.
Ce sont les ENTREPRISES et les politiques qui sont coupables de cette situation pas les français.

D'autre part c'et un mensonge de dire que les allemands po suisses n'y pensent qu'à partir de 65 ans , cette a^ge est théorique en pratique c'est dans les 62 ans.

Arr^tez svp bibi68 de dire desz mensonges , celà ne sert à rien, surtout pas à faire avancer le débat
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Si t'as ta retraite à 65 ans et que tu meurs d'un cancer à 66, tu seras bien content
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Paul, il ne faut pas, vous et nous tous les français accuser les autres, comme les politiques ou les entreprises... Les seuls et uniques responsable sont les français (nous tous). Les politiques ne font rien d?autre que nos souhaits pour être élus. Et les entreprises, avec 52 % du PIB prélevé, cherche uniquement à conserver leurs performants dans l?environnement mondiale.
Nous ne sommes pas seuls dans le monde. Si nous souhaitons faire moins nous aurons moins.
Il ne faut pas pleurer après notre « pouvoir d?achats » en souhaitant que le travail des autres nous le donne.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
que nous préoccupe plus que notre petit confort... notre retraite... note sécu... moi, en tant que patron , je ne dirais que trois mot : vive l'inde. grand vivier d'ingenieur et de talents. continuez francais à vous reposer, on s'occupent de vous fabriquer des couettes.

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