Commerce agricole : WWF veut lancer le chantier des normes environnementales
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Les exportations agricoles ont doublé depuis 2000 et représentent aujourd'hui 30% de la production agricole mondiale.
Reuters
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Les exportations agricoles ont doublé depuis 2000 et représentent aujourd'hui 30% de la production agricole mondiale.
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WWF veut mettre le commerce agricole sous surveillance. Le Fonds mondial pour la nature propose de s'inspirer des normes de sécurité alimentaire pour créer des normes environnementales contraignantes pour les exportations.
Ce « codex planetarius » s'inspirerait du « codex alimentarius », programme de l'ONU (FAO-OMS) installé en 1963. Ce recueil de normes sanitaires des aliments, fondées sur des évaluations scientifiques indépendantes et évolutives, sert aujourd'hui de référence dans le cadre notamment de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Le futur « codex » environnemental pourrait se concentrer sur 6 à 8 normes de performance minimale des produits (prélèvements d'eau douce, préservation des sols, respect de la biodiversité...), explique Jason Clay, directeur de l'Institut des marchés au WWF.
L'objectif serait de viser les 10-20% de producteurs générant à eux seuls 60% à 80% des impacts environnementaux, suggèrent ces travaux conduits par le WWF, en coordination avec le programme sur les systèmes alimentaires (Folur) de la Banque mondiale. Ces normes pourraient trouver leur application dans le cadre des accords de commerce (restriction sur les capacités d'exportation en cas de non-respect), alors que depuis 2000 les exportations ont doublé et représentent aujourd'hui 30% de la production agricole mondiale.
Le WWF a commissionné auprès de chercheurs spécialisés des analyses sur les différents impacts environnementaux, leur mesure, les cultures prioritaires (bœuf, soja, maïs etc)... Attendues d'ici l'an prochain, elles seront soumises aux commentaires de centaines de spécialistes et parties prenantes, explique-t-on. Mais « ce sera aux gouvernements » de poursuivre, souligne Jason Clay.
Il n'écarte pas le fait qu'installer un consensus général sur le sujet puisse prendre « des décennies », mais il relève l'intérêt que montrent selon lui des pays comme le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande...
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(Avec AFP)
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