Pour la start-up Metron, spécialisée dans l'efficacité énergétique des sites industriels et leur décarbonation grâce à l'intelligence artificielle, l'année 2024 devait être celle de son entrée en Bourse. C'était en tout cas ce sur quoi tablait, en 2021, son dirigeant et cofondateur Vincent Sciandra, qui se targuait alors de revenus en hausse de 70%. Porté par cette hyper croissance, l'entrepreneur espérait atteindre, en l'espace de trois ans seulement, une taille critique de plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires avec près d'un millier de salariés. C'était sans compter la crise de l'énergie et l'invasion russe de l'Ukraine. Deux événements imprévisibles, qui ont balayé d'un revers de main les grandes ambitions de l'entreprise fondée en 2013.
Non seulement l'IPO n'est plus à l'agenda de 2024, mais la greentech a dû également réduire ses effectifs après une année de stagnation en 2022. Metron emploie désormais 110 collaborateurs, contre 150 au plus haut de sa croissance. Une phase de restructuration « nécessaire », selon Vincent Sciandra.