Les bas prix de l’électricité menacent les superprofits d'EDF en 2024
Juliette Raynal
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Luc Rémont, PDG d'EDF
Reuters
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Luc Rémont, PDG d'EDF
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La fête sera-t-elle de courte durée pour EDF ? Après un redressement spectaculaire avec un résultat net record de 10 milliards d'euros en 2023, en large contraste avec une perte de près de 18 milliards d'euros en 2022, EDF anticipe déjà un recul de sa rentabilité pour l'année 2024. « L'évolution de notre Ebitda (bénéfices avant impôts, intérêts, amortissement, dépréciation, Ndlr) en 2024 va s'inscrire en recul par rapport à 2023 », a ainsi prévenu Xavier Girre, le directeur financier du groupe, lors d'une conférence de presse ce vendredi.
Ce repli attendu tient directement à la chute des prix de l'électricité sur les marchés de gros, sur lesquels EDF vend une partie de son électricité. Ceux-ci avoisinent désormais les 70 euros du mégawattheure, contre plus de 1.000 euros au plus fort de la crise de l'énergie en août 2022. En effet, si l'Ebidta a bondi à 39,9 milliards d'euros en 2023, c'est en grande partie grâce à « l'effet prix », qui y a contribué à hauteur de 24,6 milliards d'euros (contre 7 milliards d'euros pour la hausse de production stricto sensu). Très concrètement, cela signifie qu'EDF a vendu son électricité à des prix particulièrement élevés en 2023, étant donné que les contrats reposaient sur les niveaux de 2022.
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« L'effet prix (...) va diminuer de façon importante cette année, a averti Xavier Gire. Cette baisse devrait être atténuée par des coûts moindres d'achats-reventes d'électricité sur le marché grâce à la poursuite attendue de la progression de la production nucléaire et à l'absence de tension offre d'amende », a-t-il toutefois nuancé.
Juliette Raynal