Le réseau électrique face au défi de la prolifération des data centers
Juliette Raynal
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Des baies de serveurs dans un centre de données d'Equinix à Saint-Denis, au nord de Paris.
Abaca Press
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Des baies de serveurs dans un centre de données d'Equinix à Saint-Denis, au nord de Paris.
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Ils sont devenus le nerf de la guerre dans la course effrénée à l'intelligence artificielle que se livrent les géants du numérique et ont été au cœur des annonces de dizaines de milliards d'euros d'investissements à l'occasion du sommet sur l'IA, qui s'est tenu cette semaine à Paris : les data centers.
Ces gigantesques bâtiments, permettant de stocker des montagnes de données et de fournir de puissantes capacités de calculs pour faire tourner les algorithmes, devraient bourgeonner dans l'Hexagone dans les années à venir et former ainsi une nouvelle industrie électro-intensive. Ce qui ne sera pas sans conséquences pour le réseau électrique tricolore, à l'heure où leur puissance moyenne dépasse désormais les 100 mégawatts. Ce qui relevait plutôt de l'exception il y a encore quelques années.
Pour tirer son épingle du jeu dans cette compétition internationale, la France s'est dite prête à fournir 35 sites prêts à l'emploi pour accueillir ces nouvelles infrastructures. Huit à dix d'entre eux pourront même accueillir des data centers XXL (d'une puissance de 1 000 mégawatts). Lesquels pourront être raccordés au réseau en trois ans seulement, contre six à sept ans d'attente habituellement. C'est l'engagement qu'a pris RTE, le gestionnaire du réseau électrique, qui présentait son plan d'investissements à 100 milliards d'euros ce jeudi.
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EDF, lui aussi, a décidé de monter au créneau. Pour séduire de nouveaux clients, l'électricien propose une offre de terrains à louer sur d'anciens sites de production, déjà raccordés au réseau électrique. Quatre sites ont d'ores et déjà été identifiés et deux supplémentaires devraient l'être dès l'année prochaine.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Juliette Raynal