L'onde de choc créée par DeepSeek tient à nombre de ses caractéristiques, à commencer par son prix. Mais on parle moins de ce qui lui est pourtant directement lié, sa consommation d'énergie. Il faut dire que le sujet ne semble guère préoccuper les utilisateurs.
D'après le rapport « Developing sustainable Gen AI » publié mi-janvier par Cap Gemini, seuls 12 % des cadres interrogés affirment que leur entreprise mesure l'empreinte environnementale de l'IA qu'elle utilise, dont un quart utilise ce critère lors du choix d'une solution. Cette étude restitue les déclarations de cadres travaillant dans de grandes entreprises (plus d'un milliard de dollars de chiffre d'affaires) du monde entier et de tous secteurs, « raisonnablement/bien/hautement informés des stratégies et initiatives de leur organisation en matière d'IA générative, ainsi que des initiatives de développement durable environnemental et social », précise Cap Gemini.
Ses enseignements sont d'autant plus précieux que la proportion d'entreprises ayant mis une solution d'IA générative en œuvre dans toutes leurs fonctions est passée de 6 à 24 % en moins d'un an. Près de la moitié des personnes interrogées estime que cela va accroître l'empreinte carbone de l'entreprise, et 42 % reconnaissent même avoir dû réviser leurs ambitions climatiques à la baisse pour cette seule raison.