Nucléaire : Engie prolongera bien les deux réacteurs belges jusqu'en 2035
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Yves Herman
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C'est officiel : Engie continuera d'exploiter pendant au moins dix ans les deux derniers réacteurs nucléaires belges, Doel 4 et Tihange 3. Le groupe français et le gouvernement belge ont, en effet, annoncé ce vendredi avoir réalisé le closing de l'accord, obtenu le 26 juin 2023.
À l'origine, il s'agissait d'une demande de l'ancien gouvernement belge : confronté à un risque de sécurité d'approvisionnement en électricité, celui-ci souhaitait prolonger ces centrales jusqu'en 2035, retardant ainsi la décision de sortie de l'atome.
Mais Engie, qui voulait se défaire au plus vite de ses actifs nucléaires, exigeait une contrepartie : que la responsabilité de la gestion des déchets nucléaire soit transférée au gouvernement belge. Et pour cause : celle-ci faisait peser de lourdes provisions financières sur le groupe, régulièrement revues à la hausse.
Après de longs mois d'épineuses négociations, le deal de juin 2023 actait ainsi la prolongation de dix ans des réacteurs, et définissait un montant dont Engie devait s'acquitter pour la gestion des déchets nucléaires, à 15 milliards d'euros (dont 11,5 milliards dès 2025).
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Concrètement, deux conditions devaient être réunies pour finaliser l'accord. D'abord, l'aval de la Commission européenne, obtenu le 21 février 2025. Ensuite, la mise en place de la structure juridique dans laquelle seront placés les deux actifs de Doel 4 et Tihange 3. Ceux-ci seront finalement détenus dans le cadre d'une coentreprise appartenant à parité à l'État belge et à Engie, avec un contrat pour différence (CfD), un mécanisme permettant de sécuriser un prix de vente défini garanti par l'État.
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