Nucléaire : Xavier Huillard, le PDG de Vinci juge « urgent » de construire... 20 EPR
César Armand
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Xavier Huillard, le PDG de Vinci.
Antoine Doyen / Capa / photothèque VINCI
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Xavier Huillard, le PDG de Vinci.
Antoine Doyen / Capa / photothèque VINCI
Combien faut-il de nouveaux réacteurs nucléaires ? 6, comme l'avait annoncé le président-candidat Macron en 2022 ? 14 comme il est écrit dans le projet de loi relatif à la souveraineté énergétique ? Ou 20 comme le pousse le président-directeur général de Vinci ?
Au lendemain du remaniement qui acte le transfert de l'énergie à Bercy, et à la veille d'un déplacement de Bruno Le Maire sur ce thème dans le Nord, Xavier Huillard a jugé, lors de ses vœux à la presse ce 12 janvier, « urgent » de construire une telle quantité.
Vinci préconise également de miser sur une autre technologie, les petits réacteurs modulaires (Small Modular Reactors, ou SMR), ces installations à la puissance généralement comprise entre 0,2 et 0,3 GW par unité (contre 1,6 GW pour un EPR).
Là-dessus, Xavier Huillard appelle à aller « à fond la caisse » dans les SMR, même si « il va se passer quinze ans avant qu'il n'y en ait de disponible ». Cette filière n'est en effet pas encore mature, loin de là : l'objectif est de mettre en service le premier modèle de SMR d'EDF, Nuward, autour de 2038-2040.
Par ailleurs, évoquant le projet Iter à Cadarache, il croit beaucoup en la fusion nucléaire et rappelle que des premiers tests se tiendront à horizon 2035. « Il faut donner de l'espoir aux nouvelles générations », a poursuivi le PDG de Vinci.
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