Les énergies renouvelables dopent les résultats financiers d'Engie
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Ce mardi, Engie a révisé à la hausse ses objectifs annuels.
DADO RUVIC
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Ce mardi, Engie a révisé à la hausse ses objectifs annuels.
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Si l'on inclut la gestion des activités nucléaires en Belgique, le bénéfice d'exploitation progresse de 14,7% à 8,32 milliards d'euros.
Son résultat opérationnel courant (Ebit) hors nucléaire est, pour sa part, désormais prévu entre 9 et 10 milliards d'euros, contre 8,5 à 9,5 milliards précédemment.
Et ce, grâce notamment à un Ebit hors nucléaire, enregistré à fin septembre, déjà à 8 milliards d'euros, soit une hausse de 27,4% - soulignant ainsi la bonne tenue des renouvelables et de ses activités d'approvisionnement en énergie - mais aussi à un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) de 11,9 milliards (+12%).
Le chiffre d'affaires global du groupe sur neuf mois recule de 10,9%, à 61,8 milliards d'euros, pénalisé par la baisse des prix de l'énergie après une année 2022 dopée par des prix record.
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Engie leur fournit, en effet, l'énergie et les aide à gérer leurs risques d'approvisionnement. Dans ce domaine, le groupe a enregistré une hausse de plus de 67% du revenu d'exploitation, à 3,34 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de cette année.Mais cette hausse a toutefois été le fait du premier semestre, et non du troisième trimestre qui est en ralentissement.
Enfin, la dette financière nette s'élève à 24,6 milliards d'euros fin septembre, soit +0,5 milliard par rapport au 31 décembre 2022, précise encore Engie dans son communiqué.
Ces bons résultats d'Engie sont notamment portés par sa division consacrée aux énergies renouvelables, priorité du groupe. Celle-ci a affiché sa bonne santé avec un revenu d'exploitation en hausse de 45,3%, à 1,51 milliard d'euros. Cette « performance (...) est soutenue à la fois par la hausse des prix captés, par la croissance des volumes en Europe, mais aussi par la contribution de capacités nouvellement mises en service aux États-Unis, en Europe et en Amérique latine », a commenté Pierre-François Riolacci.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

En pleine transformation, le groupe historique du gaz est aujourd'hui le premier opérateur d'énergie éolienne et solaire en France et quatrième européen.
En février dernier, à l'occasion de la publication de ses résultats annuels de 2022, l'énergéticien avait déjà annoncé cet objectif d'installer 4 GW de capacités supplémentaires par an d'ici 2025, puis 6 GW entre 2026 et 2030, avec en ligne de mire atteindre 50GW de capacités installées en 2025, puis 80 GW en 2030. Or, parvenir à 80 GW en 2030 reviendrait pour Engie à doubler, en sept ans, ses capacités d'énergies renouvelables déjà installées, qui représentaient, en février dernier, 39 GW.
En outre, Pierre-François Riolacci a assuré « ne pas avoir de soucis particuliers dans l'éolien offshore, aux Etats-Unis comme ailleurs ». Contrairement à d'autres entreprises, Engie n'a pas enregistré de dépréciations importantes dans ce secteur, alors qu'il est confronté à une inflation croissante, à la hausse des taux d'intérêt et à des retards dans la chaîne d'approvisionnement.
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« L'exposition offshore aux États-Unis d'Engie est modeste parce qu'on était moins avancé dans le stade des projets », a expliqué le directeur financier, rappelant que les prix du secteur étaient en cours d'ajustement à la hausse.
(Avec agences)
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