Le biométhane, l’arme d’Engie pour sauver les chaudières à gaz
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STEPHANE MAHE
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... ns optimiste. Et rappelle que d’autres secteurs plus difficiles à électrifier devront, eux aussi, bénéficier de la précieuse molécule.
Pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre de la France, Emmanuel Macron a résumé, le 4 septembre dernier, la stratégie du gouvernement : « électrifier les pratiques », et ce « partout où on utilise du fossile », a-t-il affirmé dans un entretien avec le youtubeur Hugo Travers, alias HugoDécrypte. En d'autres termes : miser, lorsque c'est possible, sur les électrons plutôt que de brûler des hydrocarbures. Et notamment dans les bâtiments, où l'exécutif prône un changement des modes de chauffage, encore très dépendants de combustibles polluants. Récemment, la Première ministre, Elisabeth Borne, a même évoqué la possibilité d'interdire les nouvelles chaudières au gaz à l'horizon 2026...
...avant de rétropédaler fin juillet, sous la pression de nombreux acteurs du secteur. Et notamment du groupe Engie, qui freine l'électrification à tout-va du pays, de manière à promouvoir l'usage du gaz dans les logements. Quitte à contredire le plan de l'Etat afin d'atteindre la neutralité climatique, alors que la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), cette feuille de route pour baisser les émissions de CO2 dans chaque secteur, est actuellement en préparation.
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En effet, plutôt que de précipiter la fin des chaudières fossiles pour préserver le climat, Engie promet qu'en 2030, 25% du gaz utilisé dans ces installations sera du « biogaz », une molécule principalement composée de méthane, issue de la fermentation de matières agricoles et de déchets organiques. Pourtant, dans un document de travail publié en juin 2023, le Secrétariat Général à la Planification Ecologique (SGPE), cette instance placée sous l'autorité de la Première ministre, fixe un objectif de 15% « seulement » d'incorporation de cette source d'énergie renouvelable pour les besoins en gaz des bâtiments d'ici à la fin de la décennie. Une « hypothèse ambitieuse » qui demandera déjà des « efforts très importants », peut-on lire dans la note soumise à concertation.