Le gaz naturel, ce combustible fossile très émetteur de CO2, sera-t-il remplacé demain par son équivalent renouvelable ? C'est en tout cas ce que promet Engie, (ex-GDF) qui affiche son intention de se renforcer dans le biométhane en Europe. Et pour cause, ce gaz renouvelable issu de la fermentation de matières organiques serait 80% moins polluant, assure le groupe tricolore, qui répète à l'envi que l'électricité seule ne permettra pas d'assurer la transition énergétique.
Fort de cette stratégie, Engie a annoncé jeudi 21 septembre l'acquisition du producteur britannique de biométhane Ixora Energy Ltd, pour 64,8 millions de livres (75 millions d'euros). L'entreprise, qui possède trois unités de production au Royaume-Uni, produit 160 GWh (0,16 TWh) de biométhane par an, selon un communiqué.
« Avec un objectif de 10 TWh de production de biométhane par an à l'horizon 2030 en Europe, cette acquisition nourrit les nouvelles ambitions d'Engie en matière de production de gaz renouvelables », précise ainsi le groupe, qui vise le « net zéro carbone d'ici 2045 » et affirme son ambition de parvenir à « 100% de gaz vert à l'horizon 2050 ».
Au global, l'entreprise affiche, pour l'heure, une capacité de production installée de 670 GWh par an au 30 juin, avec 32 sites en France, au coude à coude avec son concurrent TotalEnergies. D'autres projets sont en développement notamment aux Pays-Bas et en Allemagne, en plus, donc, des trois unités d'Ixora.