Début 2026, le site nantais d’Airbus sera alimenté en chaleur renouvelable grâce à une chaudière bois alimentée par de la biomasse sourcée dans un rayon de 150 kilomètres. A la clé, c’est une économie de 6.400 tonnes de CO2 par an. Montant de l’investissement : 14 millions d’euros.Alors que le site toulousain d'Airbus est passé à la chaleur renouvelable en début d'année via l'installation d'une chaufferie biomasse, c'est au tour d'Airbus Atlantic, près de Nantes, d'opter pour une telle installation afin de remplacer la cogénération gaz en place.
« Cette installation va permettre de couvrir environ 70% des besoins de chaleur du site à partir d'énergie renouvelable et d'éviter l'émission de 6.400 tonnes de CO2 par an », précise Hervé Presa, directeur régional Pays de la Loire pour ENGIE Solutions qui accompagne depuis plus de 40 ans le groupe Airbus sur l'usine de Bouguenais dans sa trajectoire zéro carbone.
Ce projet s'inscrit dans la continuité du Contrat de Performance Énergétique, piloté par cette entité du groupe ENGIE depuis 2017, qui a déjà permis de réduire de 25% les consommations énergétiques de ce site situé en Loire-Atlantique.
Une chaudière étalée sur 1.000 mètres carrés environ
Le 7 juin dernier a marqué le démarrage des travaux de ce futur équipement qui alimentera le site d'Airbus Atlantic, en posant la première pierre.
Conçue et réalisée par ENGIE Solutions, l'installation comprendra une chaufferie biomasse de 8 MW, équipés de deux chaudières bois de 6MW et 2MW. Elle sera interconnectée sur le réseau de chaleur interne qui fera 2,5 kilomètres de long. Sur ce site de 88 hectares, où 2.500 salariés œuvrent notamment à la fabrication des caissons centraux de voilure, des entrées d'air de réacteur, des poutres ventrales et des radômes des avions Airbus, environ 1.000 mètres carrés sont dédiés à ce projet.
« La moitié sera réservée à la chaufferie et l'autre moitié aux silos de stockage du bois qui proviendra d'un rayon de 150 kilomètres autour de la chaufferie. »