Guillaume Faury (Airbus) : « Nous allons atteindre la neutralité carbone en 2050 »
Léo Barnier et Michel Cabirol
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Guillaume Faury au Paris Air Forum.
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LA TRIBUNE - L'an dernier, vous nous avez parlé de nombreuses compétitions en cours sur le domaine du long-courrier, mais jusqu'ici, c'est plutôt le Boeing 787 qui a tiré son épingle du jeu. Nous sommes à quelques heures du grand retour du salon du Bourget. Est-ce que nous pouvons nous attendre à une revanche de l'A350 ? Ou faudra-t-il patienter encore un peu avec l'arrivée des marchés de remplacement du 777-300ER ?
GUILLAUME FAURY- Le marché repart et tout le monde veut se placer. C'est le jeu de la concurrence. Il ne faut pas regarder sur des périodes courtes sous peine d'être tiré par une campagne ou l'autre. L'an dernier, de mémoire, il y a eu treize campagnes de vente de long-courriers, nous en avons gagné huit, mais pas celles où il y avait les plus gros volumes. Le début d'année n'est pas forcément représentatif. La campagne en Arabie Saoudite a fait basculer les choses. Cela a été très, très serré, mais il y a une dimension très politique qui est probablement venue brouiller un peu le jeu. Sur l'Inde, où il y avait une compétition très ouverte et très intéressante avec Air India, nous avons remporté le plus gros morceau. Le jeu est très serré et cela se joue une campagne après l'autre.
Le marché va continuer à être très compétitif avec de grandes campagnes en cours, mais il faudra juger sur douze mois pour voir ce qui s'est vraiment passé. Et l'A350 s'est établi comme l'avion de référence. Il démontre sa performance au quotidien et les compagnies aériennes nous en disent beaucoup de bien. Mais nos amis de Boeing ont un bon avion aussi.
Il ne sert donc à rien d'attendre frénétiquement des annonces d'Airbus sur le salon ?
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Cela fait quatre ans que nous n'avons pas eu de salon du Bourget. Tout le monde va regarder les grandes commandes. Mais l'habitude de tout concentrer au moment des salons a été un peu perdue. Donc je ne suis pas sûr que nous ayons exactement la même dynamique qu'avant le Covid. Nous voyons quand même qu'il y a des grandes commandes qui se préparent et que les négociations s'accélèrent, se tendent dans les semaines et les jours qui précèdent le début du salon. Nous avons à nouveau cette adrénaline des commandes pour le salon.
Léo Barnier et Michel Cabirol