Risque climatique : l’aide au compte-gouttes des pays riches aux pays pauvres
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RULA ROUHANA
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Qui financera l'aide à destination des pays en développement, afin qu'ils puissent faire face aux conséquences dramatiques de la hausse globale des températures ? Alors que la 28ème conférence de l'ONU pour le climat, ou COP28, s'est ouverte ce jeudi à Dubaï (Emirats arabes unis) avec un premier texte historique obtenu en la matière, la question reste toujours en suspens.
es parties ont voté la création d'un fonds pour financer les « pertes et dommages irréversibles » des régions les plus vulnérables au changement climatique, après des décennies de querelles entre pays du Nord et du Sud sur le sujet. Le principe : les soutenir face aux impacts à venir, comme les crises humanitaires provoquées par les inondations et les sécheresses en Afrique, par exemple, alors que ces Etats ne sont pas les premiers responsables de la situation.
Sa
luée par une ovation des délégués de près de 200 pays participants, la décision concrétise ainsi le principal résultat de la COP27 en Egypte l'an dernier, puisque ce fonds y avait été approuvé, sans néanmoins en dessiner les contours.À lire également
Seulement voilà : malgré une avancée incontestable, plusieurs points restent flous. Et pour cause, comme tout compromis, le texte ne satisfait pas l'ensemble des demandes initiales formulées par les pays en développement. Y compris sur des aspects cruciaux : qui abondera le fonds, pour quel montant et sous quelles conditions précises.