Vent de panique sur l’éolien offshore
Juliette Raynal
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Le site de GE de Montoir-de-Bretagne, en Loire-Atlantique, fabrique les nacelles pour les éoliennes en mer.
Reuters
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Le site de GE de Montoir-de-Bretagne, en Loire-Atlantique, fabrique les nacelles pour les éoliennes en mer.
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Nouveau coup dur pour les salariés de GE Vernova, en Loire-Atlantique. En début de semaine, Scott Strazik, le patron de cette entité qui rassemble les activités énergétiques de l'américain General Electric, a déclaré au Financial Times mettre en pause ses recherches pour alimenter le carnet de commandes du groupe dans l'éolien offshore. Le dirigeant a expliqué vouloir « se concentrer sur l'exécution des projets en cours » plutôt que de tenter de décrocher de nouveaux contrats. Il a précisé ne pas voir actuellement « d'opportunité de marché », le secteur étant à la fois confronté à une hausse des taux d'intérêt et à des prix bas de l'électricité.
Pour les salariés de GE basés à Saint-Herblain et à Montoir-de-Bretagne, c'est la douche froide. En l'état, le carnet de commandes du groupe dans l'éolien offshore, d'un montant de 3 milliards de dollars, ne permet de maintenir l'activité des deux sites que deux ans tout au plus.
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« C'est la fin annoncée de GE offshore et la fermeture prévisible des sites GE offshore français, s'alarme le salarié, en grève ce vendredi, comme ses collègues de Montoir-de-Bretagne et de Barcelone. Voilà huit mois que nous tentons d'alerter le gouvernement sur la situation, mais l'Etat fait la sourde oreille et ne veut pas nous recevoir. Nous sommes en colère ».
Juliette Raynal