Quand les prix du foncier entravent l’adaptation des stations de montagne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le modèle de la montagne "ski aux pieds" contraint à la fuite en avant (Photo d'illustration).
Pexels.com/ Toni Cuenca
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le modèle de la montagne "ski aux pieds" contraint à la fuite en avant (Photo d'illustration).
Pexels.com/ Toni Cuenca
Les images de pentes herbeuses balafrées d'étroites langues de neige artificielle aux jeux d'hiver de Sotchi en 2014 sont dans toutes les têtes. C'est ce sujet d'un enneigement qui va s'amenuisant qui vient en premier à l'esprit à propos de l'avenir des stations de montagne françaises. Surtout celles de moyenne montagne, sommées de diversifier leurs activités afin de compenser, au moins partiellement, le manque à gagner de saisons d'hiver de plus en plus courtes. À l'image de la transition entamée par Métabief dans le Jura, qui fait encore figure d'exception et de laboratoire.
Au contraire, « on continue de construire des stations basses comme à La Clusaz », déplore Valérie Paumier, fondatrice de l'association Résilience montagne, qu'elle définit elle-même mi-ONG et mi-think tank.
Une opinion que n'est pas loin de partager la Cour des comptes, comme en témoigne un rapport de février 2024, dans lequel son président Pierre Moscovici constate : « C'est toute l'économie du ski française, conçue dans les années 1960, qui s'essouffle et qui est aujourd'hui vraiment fragilisée par le changement climatique. Et les politiques d'adaptation ne sont pas à la hauteur des enjeux. »
À lire également
Sans surprise, ce rapport a été vivement attaqué dans un communiqué de presse commun, réalisé par l'Association Nationale des Élus de la Montagne (ANEM), l'Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM) et le syndicat professionnel Domaines Skiables de France (DSF).