S’allier à la nature face au changement climatique : pourquoi ne le fait-on pas plus ?
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Les murs végétalisés permettent une meilleure isolation, plus de fraîcheur et de biodiversité.
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Les murs végétalisés permettent une meilleure isolation, plus de fraîcheur et de biodiversité.
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Quels rapports entre des cours d'écoles désimperméabilisées, une mangrove restaurée et un cours d'eau dont on reconstitue la sinuosité naturelle en le reméandrant ? Ce sont toutes des solutions d'adaptation au changement climatique fondées sur la nature.
Une définition très récente pour des pratiques - pour l'essentiel - ancestrales et qui reposent largement sur du bon sens, mais qui, pour la plupart, étaient tombées en désuétude.
Si elles resurgissent aujourd'hui, notamment pour s'adapter au changement climatique, c'est qu'elles présentent de nombreux atouts. Redonnant de l'espace à la nature, elles sont bénéfiques à la biodiversité. « Life ARTISAN est notre seul projet qui allie biodiversité et adaptation au changement climatique, c'est une première pour l'OFB », souligne Gaël Thevenot, directrice adjointe Acteurs et citoyens de l'établissement public. C'est en effet l'Office national de la biodiversité qui pilote ce projet baptisé ARTISAN (Accroître la Résilience des Territoires au changement climatique par l'Incitation aux Solutions d'adaptation fondées sur la Nature). Celui-ci est doté d'un budget de 16,7 millions d'euros sur huit ans (2020-2027) dont 60% financés par l'Union européenne.
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Les solutions d'adaptation au changement climatique fondées sur la nature (SafN) sont ce qu'on appelle des « solutions sans regret ». En clair, elles ne présentent pas d'inconvénients et conservent des atouts lorsque le climat évolue, même si leurs performances peuvent s'en trouver limitées. Ou, en cas d'effets négatifs, ces derniers seront compensés par l'ensemble des co-bénéfices apportés (absence ou réduction du traitement de l'eau, réduction des coûts liés à l'irrigation, réduction des coûts de santé, séquestration du carbone, etc). Adaptatives et réversibles, elles peuvent se combiner à d'autres solutions d'adaptation, notamment les solutions dites « grises », qui reposent sur de la technique, comme la construction de digues pour se prémunir de l'élévation du niveau de la mer et des risques de submersions. Elles ont d'ailleurs été reconnues par la Banque mondiale comme des solutions offrant une plus grande résilience sur le long terme.