Les banques françaises se présentent en championnes de la transition écologique
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Les banques françaises se présentent en championnes du soutien aux énergies renouvelables
Reuters
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Les banques françaises se présentent en championnes du soutien aux énergies renouvelables
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Vendredi 23 mai, à quelques heures de l'assemblée générale de TotalEnergies, les locaux de BNP Paribas étaient, à nouveau, envahis par des activistes d'Extinction Rebellion. Ces derniers reprochent à la plus grande banque française d'avoir été le premier financeur de la major entre 2020 et 2023, comme le révèle le rapport international Banking on climate chaos.
Comme une réponse du berger à la bergère, la Fédération bancaire française (FBF) publie ce 26 mai une étude qui présente les banques françaises comme « les leaders du financement de la transition écologique ». La fédération en veut pour preuve un florilège de chiffres. Notamment, des en-cours de crédits verts et durables en hausse de 27 % sur un an pour atteindre 471 milliards d'euros en 2024. Avec 102 milliards d'euros structurés, quatre banques françaises figurent dans le top 15 mondial des structurations d'obligations vertes et durables en 2024.
Autre enseignement de cette étude : des en-cours de financement à des projets d'énergie renouvelable de 96 milliards d'euros, en hausse de 82 % par rapport à 2022. Quatre banques françaises (Natixis, Crédit agricole, Société générale et BNP Paribas) figurent d'ailleurs dans le top 10 du marché mondial des financements aux projets d'énergies renouvelables en 2024, conférant aux banques françaises en général une place de leader. « Pas difficile d'être de bons élèves dans une classe de cancres », estime Rémi Hernant, chargé de campagne de l'ONG Reclaim Finance. Dans le même temps, l'exposition des banques françaises à la production d'hydrocarbures est inférieure à 37 milliards d'euros, en baisse de 15 %.
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Ce qui permet à la FBF d'affirmer que « Pour un euro de financement de la production d'énergies fossiles, 2,60 euros financent les énergies renouvelables et 12 euros des crédits verts et durables. » S'il salue le recours à ce ratio, d'ailleurs préconisé par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Rémi Hernant dénonce en revanche « une vision tronquée et une méthodologie partielle » pour qu'il soit réellement opérant. L'ONG pointe deux sujets en particulier : la prise en compte des énergies fossiles ne concerne en toute vraisemblance que l'exploration et l'extraction, et laisse de côté transport, raffinage, centrales fossiles, etc. Ce qui exclut notamment le GNL et les centrales à gaz.