Qui sont les rescapés du CAC 40 ?
Blandine Hénault
Blandine Hénault
Avec un indice CAC 40 en baisse de près de 23 % depuis le début de l'année, rares sont les valeurs de la cote à s'afficher en territoire positif sur cette même période. On en compte de fait que trois : EADS, Essilor et Sanofi-Aventis.
Champion toute catégorie, EADS bondit de 21,4% depuis le 1er janvier, de quoi devancer largement ses compagnons de bonne fortune, Essilor et Sanofi-Aventis ne progressant respectivement que de 7,1% et 1,6%. Le constructeur aéronautique profite d'une année 2011 faste, notamment en termes de commandes d'avions qui devraient atteindre un niveau record.
"La corrélation est forte entre les annonces de commandes et le parcours boursier d'EADS", explique ainsi Yan Derocles, analyste spécialisé sur la valeur chez Oddo AM. En témoigne d'ailleurs le bond de 18% de l'action réalisé en seulement un mois, entre le 20 juin et le 25 juillet. Le 20 juin étant la date de l'ouverture du Salon du Bourget au cours duquel EADS a engrangé d'importantes commandes d'avions civils auprès de sa filiale Airbus. Le 25 juillet, le titre a ainsi grimpé jusqu'à 25 euros, pour la première fois depuis février 2007 !
Par ailleurs, le titre a peu souffert de la cherté de l'euro en début d'année face au billet vert. L'effet devise est pourtant important pour EADS, qui libelle ses contrats en euros. Selon Yan Derocles, toute chose étant égale par ailleurs, une évolution de 1 cent dans la parité euro-dollar coûte 110 millions d'euros sur le résultat opérationnel (EBIT) et 70 centimes d'euros sur l'action. "L'impact de l'évolution de l'euro est significatif pour la société mais EADS est couvert jusqu'en 2013", explique l'analyste.
Les "défensives" Sanofi et Essilor
Pour autant, la valeur a nettement freiné en Bourse depuis quelques semaines. Depuis le mois d'août, l'action évolue dans un étroit couloir entre 20 euros et 23 euros. En cause dans ce ralentissement, des réductions de production et des inquiétudes sur le financement aéronautique à la suite des difficultés des banques françaises à se financer en dollars.
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La fin d'année devrait donc être un plus difficile pour EADS. Le groupe a néanmoins encore des arguments à faire valoir. La société est une des rares du CAC 40 à présenter autant de visibilité sur ses résultats selon les analystes. "En 2012, le groupe devrait afficher une meilleure profitabilité", souligne ainsi Marios Papayiannis, analyste chez AlphaValue, qui fait remarquer également que la société dispose d'une visibilité à 5 ans de son carnet de commandes. Et de prédire une progression finale d'environ 20% pour le titre EADS sur l'année 2011.
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De leur côté, Sanofi-Aventis et Essilor ont surtout l'avantage de profils défensifs dans un marché agité. Sanofi-Aventis propose ainsi un rendement de 5,1% tandis qu'Essilor est perçue comme une belle valeur de croissance, exposée au pays émergents.
Blandine Hénault
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