Chronique de François Simon : Public House, honni soit qui mal y pense
François Simon
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Notre suffisance nationale n'ayant aucune limite, qu'il est doux d'accueillir nos amis du monde entier et de leur passer un shampoing aux orties. Tous y seront passés. Les Italiens rudoyés dans nos spaghettis à la bolognaise, le cappuccino; les couscous, les tacos, les pastramis, les nems : à chaque fois, les nourritures « étrangères » (déjà le mot...) ont droit au bizutage. Les Britanniques, noblesse oblige, héritent toujours pour leur part d'un accueil gratiné. Que de poilade en pensant à leurs bières tièdes, leurs pantalons à carreaux et leur sauce à la menthe. Passons. Les voici de retour, avec cette fois un peu plus d'arguments avec notamment Public House, installé non loin de l'Opéra dans ce qui fut naguère l'American Dream avec un décor de l'inévitable Laura Gonzalez. Enfin, on allait pouvoir redécouvrir ces fameuses pies qui constituent un vrai petit délice dans leur sarcophage de croûte. Il s'agit de « tourtes », pour être plus clair, fourrées, c'est selon, à la viande de bœuf, aux légumes, à la volaille avec grand renfort d'oignons, de cheddar.
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