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L'élection de Metsola ne changerait rien pour les droits des femmes, selon Beaune

reuters.com  |   |  368  mots
L'election de metsola ne changerait rien pour les droits des femmes, selon beaune[reuters.com]
(Crédits : Gonzalo Fuentes)

PARIS (Reuters) - L'élection de la députée européenne de Malte Roberta Metsola, connue pour ses positions anti-avortement, à la tête du Parlement européen serait un symbole gênant mais ne changerait rien sur le fond et la défense par l'Europe des droits des femmes, a estimé mardi le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune.

Roberta Metsola, membre du Parti populaire européen (PPE), le groupe conservateur au Parlement de Strasbourg, est la grande favorite pour succéder mardi au socialiste italien David Sassoli, décédé il y a une semaine à l'âge de 65 ans, à la tête de l'assemblée de 705 membres.

"Je vous le dis très sincèrement, ça me gêne, le symbole de son élection", a confié Clément Beaune au micro de France Info.

"Sur le fond, il n'y a aucun débat", a-t-il toutefois souligné en rappelant qu'il avait toujours défendu "très vocalement" les droits des femmes en Pologne ou les droits LGBT en Europe.

"C'est l'occasion, puisque ce message n'est pas bon, d'aller plus loin, de dire que nous combattrons encore plus pour la reconnaissance des droits de l'avortement partout en Europe, de dire que nous soutiendrons les droits des femmes, les droits des minorités partout en Europe, que la présidence française prendra des initiatives supplémentaires pour sanctionner les atteintes à l'Etat de droit", a ajouté le secrétaire d'Etat français.

Pour devenir la troisième femme à occuper cette fonction largement honorifique, Roberta Metsola devra convaincre ses pairs pendant une courte présentation mardi matin, comme les trois autres candidats : l'écologiste Suédoise Alice Kuhnke (Les Verts), l'Espagnole Sira Rego (groupe de La Gauche) et le Polonais Kosma Zlotowski (groupe des Conservateurs et réformistes européens).

Ni le groupe S&D (Alliance progressiste des socialistes et démocrates), ni le groupe centriste Renew Europe auquel appartient le parti La République en marche du président français Emmanuel Macron, n'ont présenté de candidat.

Le scrutin se tiendra en un maximum de quatre tours.

(Reportage Bertrand Boucey, rédigé par Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault)

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